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Nigeria : mort d’une adolescente après un tir lors de célébrations festives

Nigeria : mort d’une adolescente après un tir lors de célébrations festives

Nigeria : mort d’une adolescente après un tir lors de célébrations festives

Fatima Jubril, 14 ans, est décédée le 4 avril après avoir été atteinte par un projectile perdu à l’intérieur du logement de fonction de l’hôpital universitaire de Maiduguri où réside sa famille. Fille du Dr Jubril Khalil, directeur du Centre cardio et chef de la chirurgie cardiaque au University of Maiduguri Teaching Hospital, elle a été transportée en urgence au service des soins intensifs où un scanner a révélé une pastille de balle dans le crâne avant qu’elle ne succombe à ses blessures.

Selon le récit du père, les faits se sont déroulés alors que la fillette effectuait de simples tâches domestiques. Sa mère, en état de choc, avait d’abord signalé une chute et des saignements à la tête. Ce n’est qu’au service d’imagerie que l’équipe médicale a identifié la présence d’un projectile, transformant l’accident présumé en cas de blessure par arme à feu par balle perdue.

La famille a immédiatement informé la sécurité de l’hôpital; l’intervention a impliqué la police et des éléments militaires qui sont venus recueillir des déclarations et procéder aux premières investigations sur place. Les autorités locales ont indiqué que des suspects — environ cinq personnes — avaient été appréhendés. Les tirs auraient été effectués lors de célébrations à proximité des murs de l’hôpital, et selon les informations reçues par la famille, les personnes impliquées étaient des éléments de ce que l’on appelle communément les « civilian JTF », des milices parapubliques qui collaborent ponctuellement avec les forces gouvernementales.

Circonstances du tir, réactions de la famille et suite judiciaire réclamée

Le Dr Jubril détaille la chronologie des secours: découverte inconsciente à domicile, transfèrement aux urgences, scanner cérébral révélant la pastille de balle et préparation pour une intervention neurochirurgicale qui n’a pas pu être réalisée avant le décès. La famille affirme ne pas croire à un acte dirigé contre l’enfant; il s’agit, selon elle, d’une munition perdue lors de festivités externes.

La mère de la jeune fille, profondément traumatisée, reçoit un soutien médical et familial. Le père décrit Fatima comme une élève brillante et curieuse, passionnée par les sciences et souhaitant, selon la famille, embrasser une carrière médicale. Elle devait fêter ses 15 ans en juillet et laisse quatre frères et sœurs.

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La famille demande des poursuites contre les responsables identifiés, estimant que la tenue et l’emploi d’armes par des civils ou des groupes parapublics dans des zones résidentielles constituent un danger public. Le Dr Jubril appelle à un encadrement strict du port d’armes et à des procédures de contrôle plus rigoureuses pour prévenir de nouveaux drames de ce type.

Fatima a été inhumée le lendemain du drame, dimanche, selon les rites islamiques. Le père souhaite que sa mémoire soit associée à sa passion pour les études et espère que son exemple encouragera ses autres filles à poursuivre des parcours scolaires exigeants.

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