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Mathieu Kassovitz fustige la classe politique française et soutient Dominique de Villepin

Mathieu Kassovitz fustige la classe politique française et soutient Dominique de Villepin

"Il leur manque une paire de c…", Matthieu Kassovitz atomise les politiques français avant d’apporter son soutien à Dominique de Villepin

Mathieu Kassovitz, réalisateur et acteur engagé, critique vivement la classe politique française et annonce son soutien à Dominique de Villepin après un entretien accordé au magazine Marianne. Engagé dans le film La Bataille de Gaulle, il dit incarner l’amiral Darlan et tient des propos tranchés sur le courage politique et l’héritage gaulliste.

Dans l’entretien, Kassovitz emploie une formule crue pour caractériser la figure du général de Gaulle, qu’il présente comme titulaire d’une « grosse paire de couilles« , expression qu’il oppose au manque de courage qu’il attribue aux dirigeants contemporains. Le cinéaste reproche aux responsables politiques d’aujourd’hui une propension à éviter le risque personnel et à ne pas incarner le leadership par l’action.

Interrogé sur son positionnement électoral, Kassovitz affirme qu’il n’a jamais voté auparavant mais qu’il serait prêt à le faire pour Dominique de Villepin, qu’il décrit comme la « seule option raisonnable » dans le contexte actuel, après avoir pu échanger avec l’ancien Premier ministre via Antonin Baudry, ancien conseiller diplomatique de Villepin.

Défense du gaullisme, référence à Chirac et projets artistiques

Le réalisateur établit un lien entre le gaullisme qu’il met en avant dans son film et sa lecture de la politique actuelle. Il critique la récupération partisane de la figure de de Gaulle, citant des mouvements allant de La France Insoumise au Rassemblement National, et affirme que le courage politique ne se décrète pas à des fins opportunistes : il doit se traduire par la disposition à « aller au feu ».

Kassovitz évoque également Jacques Chirac, qu’il situe comme le dernier héritier d’un certain tempérament politique. Il précise avoir longtemps considéré l’ancien président à travers des critiques liées à des paroles passées, citant l’expression controversée sur « le bruit et l’odeur », mais reconnaît aujourd’hui en Chirac un humanisme et fait valoir le bilan de son dernier mandat.

Sur un plan historique et cinématographique, Kassovitz rappelle que l’amiral Darlan, personnage qu’il interprète, a changé d’alliance à plusieurs reprises durant la Seconde Guerre mondiale, un parcours que le réalisateur présente comme illustration d’opportunisme face auquel il oppose la notion de courage politique.

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Parallèlement à son engagement public, Kassovitz travaille sur d’autres projets audiovisuels. Il prépare l’adaptation de la bande dessinée La bête est morte !, annoncée pour Noël 2027 avec un budget déclaré de 25 millions d’euros, et indique explorer des outils technologiques, notamment l’intelligence artificielle, pour accompagner le travail créatif tout en maintenant une approche artisanale.

Sur les débats au sein du cinéma et des médias, il précise qu’il n’a pas signé la tribune dite « Zapper Bolloré » et plaide pour que les artistes traduisent leurs convictions par leur travail. Kassovitz évoque sa collaboration avec le groupe Canal+ et avance, sur un ton décalé, que Vincent Bolloré pourrait produire des films à condition qu’ils portent des projets forts.

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