Patrick Bruel : ce rôle culte au cinéma qu’il n’aura jamais

Patrick Bruel fait de nouveau la une: mis en examen et impliqué dans une affaire judiciaire qui a conduit à l’arrêt de plusieurs de ses projets, l’artiste voit également l’annulation de représentations au Théâtre Édouard VII. À rebours de ces développements récents, un entretien ancien, daté de janvier 2012, révèle ses aspirations de comédien et sa proximité manquée avec la saga du Parrain, un épisode souvent cité pour illustrer son goût pour le cinéma.
Des témoignages de l’entourage du théâtre ont évoqué une atmosphère « étouffante » en coulisses avant l’annulation des dernières représentations où Patrick Bruel tenait l’affiche de Jeans – Deuxième partie. Ces annulations interviennent dans un contexte de mise en examen et d’interruption de projets artistiques mentionnés dans la presse.
Lors d’une rencontre avec des lecteurs du Républicain Lorrain en janvier 2012, Patrick Bruel avait abordé ses regrets au cinéma et formulé, sur le ton de la plaisanterie, le souhait d’avoir incarné un rôle dans un hypothétique « Le Parrain numéro 4 ». Cette réponse, mêlant autodérision et sincérité, s’inscrivait dans une évocation plus large de ses influences filmiques, notamment Serpico et Panique à Needle Park, et de son admiration pour Al Pacino.
Quand Patrick Bruel rêvait du Parrain
Au micro en 2012, Patrick Bruel avait lancé d’emblée « Le Parrain numéro 4 » lorsqu’on l’interrogeait sur un rôle qu’il aurait aimé obtenir. Immédiatement après, il enchaînait, avec ironie: « Ils ne l’ont pas tourné. » Si la remarque provoqua des rires, l’artiste précisa que la saga dirigée par Francis Ford Coppola avait été déterminante dans sa vocation pour le cinéma, citant ces films comme sources d’un amour précoce pour l’écran.
Ses confidences détaillaient des influences précises: il désignait des films portés par Al Pacino comme déclencheurs de son engagement artistique. Par ces références, Patrick Bruel dessinait le profil d’un comédien nourri par le cinéma américain des années 1970, plus que par une simple carrière de chanteur adapté à l’écran.
Plus surprenant encore, il affirmait avoir été très proche d’intégrer Le Parrain 3 en 1990, alors qu’il avait 30 ans. Selon ses souvenirs, un rôle — celui du fils du chanteur d’opéra — avait été évoqué et il s’était rendu « jusqu’aux portes du casting ». L’absence d’une rencontre décisive avec Francis Ford Coppola avait empêché la finalisation du projet et le rôle lui échappa avant la dernière étape.
Du côté du réalisateur, la trilogie a connu des évolutions publiques: Coppola, qui avait d’abord déclaré ne pas vouloir prolonger l’histoire des Corleone, a fini par tourner le troisième opus à la fin des années 1980. Il a par la suite exprimé des réserves et des regrets concernant les suites, indiquant notamment qu’il regrettait l’impact des suites à Hollywood et qu’il aurait souhaité que la saga reste limitée. Coppola a aussi évoqué l’absence de Robert Duvall dans Le Parrain 3, liée à un désaccord salarial, comme un élément affectant l’achèvement de la trilogie.
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