Guy Bedos, un temps « fauché » : Michel Sardou a voulu l’aider

Guy Bedos, disparu en mai 2020 à l’âge de 85 ans, aurait eu 92 ans ce 15 juin 2026. Figure majeure de l’humour et du théâtre français, il est revenu en 2015 dans un livre et des interviews sur des difficultés financières qui avaient surpris le public : déclaration de « fauché », vente d’une maison en Corse, et une offre d’aide inattendue de Michel Sardou. Ces éléments continuent d’alimenter les récits autour de sa fin de vie et de son héritage.
En septembre 2015, Guy Bedos publie Je me souviendrai de tout aux éditions Fayard. L’ouvrage, rédigé après son retrait définitif de la scène, décrit une retraite marquée par un ton sombre et des aveux sur sa situation matérielle. L’humoriste y écrit notamment : « Fauché. Plus un rond à la banque. Tout dépensé », et explique devoir se résoudre à vendre sa maison corse, à Lumio, pour pouvoir continuer à vivre.
À 81 ans, Bedos évoque dans le livre et dans des interviews une vie quotidienne plus simple : il confie regarder la télévision en compagnie de ses chats et traverser une période de solitude relative. Ces révélations provoquent surprise et compassion chez une partie du public, d’autant que sa carrière avait, pendant des décennies, rempli des salles et marqué la scène culturelle française par son humour acerbe et ses prises de position politiques.
« Plus un rond à la banque » : le cri d’alarme de Guy Bedos
Après la parution de son livre, l’artiste nuance cependant ses propos au micro de RTL, reconnaissant avoir parfois forcé le trait. Il raconte alors une anecdote devenue médiatique : « J’ai rencontré Michel Sardou hier soir, il voulait me donner de l’argent ». Le geste, rapporté par Bedos lui‑même, a surpris en raison des divergences politiques anciennes entre les deux hommes.
Guy Bedos refuse finalement l’aide monétaire proposée par Michel Sardou, précisant qu’il disposait encore de quelques économies et qu’il n’était pas totalement ruiné. Il admet en revanche un rapport relâché à la gestion financière : « C’est vrai que je ne fais pas très attention à mon budget », affirme‑t‑il, ajoutant avec son humour caractéristique qu’il « prend l’argent de haut et il me le rend bien ».
La décision de vendre la maison corse n’est pas présentée uniquement comme une mesure d’urgence financière : Bedos évoque aussi le souhait de « tourner une page » de sa vie. Ces éléments, contenus dans son livre et confirmés par ses interviews, donnent une image contrastée d’un artiste dont la notoriété publique ne s’est pas toujours traduite en sécurité matérielle.
Après son décès en mai 2020, la question de l’héritage est abordée par Victoria Bedos, sa fille, lors d’un passage sur Non Stop People en 2021. Elle relate, avec autodérision, un rendez‑vous chez le notaire partagé avec son frère Nicolas Bedos : « On a fait au notaire : “Bon, on est bien d’accord, y’a rien ?” » Le professionnel aurait répondu : « Effectivement, il n’y avait pas grand‑chose. »
Victoria Bedos explique que le rapport de son père à l’argent était compliqué et qu’il était « plutôt cigale que fourmi ». Elle reconnaît aussi des « mauvais choix » mais insiste sur l’absence de rancœur et sur une enfance heureuse : « On a très bien vécu », déclare‑t‑elle.
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