Laetitia Casta : pourquoi son contrat à 3 millions d’euros avec Victoria’s Secret a suscité un litige

Laetitia Casta, 48 ans, est de nouveau au centre de l’attention après sa montée des marches au Festival de Cannes 2026 le 15 mai et la réponse qu’elle a apportée aux commentaires grossophobes dont elle a fait l’objet : une photo en maillot de bain pour une campagne Calzedonia publiée sur Instagram, saluée par de nombreux internautes. Cet épisode rappelle également une polémique plus ancienne liée à un contrat spectaculaire avec Victoria’s Secret et à une bataille judiciaire entre la mannequin et son ancienne agence.
Visée par des remarques sur son physique après son apparition sur le tapis rouge, la comédienne et mannequin a choisi de réagir par l’image plutôt que par des échanges publics. La photo de campagne qu’elle a partagée a suscité des messages de soutien et mis fin, pour l’instant, aux débats sur sa silhouette.
Au-delà de cet épisode récent, la trajectoire de Laetitia Casta inclut un passé de « supermodel » international et une controverse financière qui a marqué sa carrière au tournant des années 2000.
Un contrat exceptionnel avec Victoria’s Secret et une rupture judiciaire
Découverte adolescente sur une plage de Calvi par l’agence Madison, Laetitia Casta s’impose rapidement dans les années 1990 sur les podiums et les couvertures internationales. En 1998, elle rejoint les mannequins choisis par Victoria’s Secret, devenant la première Française à obtenir le statut d’« ange » au sein de la marque américaine.
Selon des informations publiées en 2001, le contrat conclu avec Victoria’s Secret aurait été particulièrement rémunérateur : environ 20 millions de francs par an (près de 3 millions d’euros) pour une durée annoncée de quatre ans. Ce niveau de rémunération avait alors suscité l’intérêt et l’étonnement du public.
La rupture de la collaboration entre la mannequin et l’agence Madison, dirigée par Vincent Peter, a donné lieu à une bataille judiciaire. La filiale new-yorkaise de Madison a déposé une plainte devant la Cour fédérale de Manhattan, réclamant le versement de commissions qu’elle estimait impayées, soit environ 2,5 millions de dollars (environ 2,6 millions d’euros à l’époque).
Le litige portait sur le mode de répartition des commissions : selon Vincent Peter, le contrat impliquait qu’une commission de 33 % des revenus soit reversée à l’agence américaine, à l’instar des accords en vigueur pour d’autres mannequins représentés. De son côté, la défense de Laetitia Casta et son entourage évoquaient un contrat « abusif », dénonçant des commissions et frais jugés excessifs.
Des éléments comptables et contractuels ont été au cœur des tensions, notamment le recours à la société néerlandaise Fintage House pour la facturation de certaines prestations et droits à l’image, montage présenté par l’entourage de la mannequin comme avantageux sur le plan fiscal mais contesté par l’agence.
Aux côtés de vedettes comme Gisele Bündchen, Tyra Banks, Heidi Klum ou Karen Mulder, Laetitia Casta incarnait dans les années 1990 une image différente de la silhouette des podiums les plus filiformes. En 2024, elle a évoqué publiquement avoir traversé « 25 ans de souffrance masculine », décrivant l’objectification dont elle estime avoir été victime durant sa carrière.
Vingt-cinq ans après les faits financiers les plus médiatisés, son nom reste associé à la fois à ses succès dans la mode et au débat sur la gestion des rémunérations et des commissions dans l’industrie.
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