Flora Coquerel, ancienne Miss France, fête ses 32 ans le 14 avril 2026. Douze ans après son couronnement en 2014, elle s’est progressivement éloignée des feux de la rampe pour consacrer sa notoriété à des actions humanitaires, en particulier au Bénin, où elle a fondé l’association Kelina et fait aboutir en avril 2022 l’ouverture d’une maternité, la Nana Zalia, déjà à l’origine de la naissance de plus de 400 enfants.
Née et élevée dans le village de Morancez, en Eure-et-Loir, Flora Coquerel reste très attachée à ses racines familiales. Le cadre rural de son enfance, surnommé par elle-même comme un lieu de ressourcement, a accompagné sa trajectoire avant son installation à Paris après l’obtention du titre national. Elle a conservé des signes identitaires liés à ses origines béninoises, notamment le pagne offert par sa mère qu’elle qualifie de talisman.
Sa carrière médiatique — apparitions sur plateaux de télévision et visibilité publique — a servi de tremplin à des engagements plus durables. À 20 ans, en 2014, elle crée l’association Kelina avec pour objectif principal l’amélioration de l’accès aux soins pour les femmes, une ambition qu’elle a portée pendant plus d’une décennie avant de voir se concrétiser un établissement de santé dans une zone où les infrastructures manquent cruellement.
Un ancrage familial au Bénin et une action sanitaire durable
Le Bénin, pays d’origine maternelle, constitue le cœur des interventions de Flora Coquerel. Son association a ciblé la santé maternelle comme priorité, sur la base d’un constat alarmant cité par la jeune femme : dans certaines régions, il existe « une sage‑femme pour 20 000 femmes en âge de procréer ». Face à ce déséquilibre, Kelina a entrepris la création d’une maternité destinée à réduire les risques liés à la grossesse et à l’accouchement.
La maternité Nana Zalia, ouverte en avril 2022, vise à pallier l’insuffisance d’infrastructures médicales locales. Depuis son ouverture, plus de 400 bébés y sont nés, chiffre avancé par les équipes associatives pour témoigner de l’impact concret du projet. Flora Coquerel a qualifié l’événement de long chemin parcouru : « 11 ans de travail plus tard, une maternité est sortie de terre ». Elle rappelle par ailleurs que « la santé est un droit, et non un privilège ».
Les ambitions portées par Kelina ne se limitent pas à la maternité elle‑même : le projet prévoit de développer un dispensaire et un bloc opératoire pour étendre l’offre de soins dans la région. Ces étapes figurent parmi les objectifs annoncés par l’équipe de l’association afin d’améliorer la prise en charge médicale locale.
Flora Coquerel partage désormais son temps entre la France et le Bénin, privilégiant les actions concrètes sur le terrain plutôt que la visibilité médiatique. Son investissement au Bénin s’inscrit, selon les éléments publiés, dans une démarche durable et ancrée dans son histoire familiale.