Patrick Bruel : Aurore Bergé lui conseille de se retirer après des accusations de viols

Patrick Bruel, placé sous contrôle judiciaire et mis en examen dans plusieurs dossiers pour des faits de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, voit son avenir public remis en question : la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a estimé le 15 juin 2026 sur la matinale Bonjour ! de TF1 que « les conditions ne sont pas réunies » pour qu’il continue à se produire en public pendant la procédure judiciaire en cours.
Intervenant au lendemain de la mise en examen et de la décision judiciaire de placement sous contrôle judiciaire, la ministre a rappelé que plusieurs plaintes avaient été déposées et que le dossier mobilisait plusieurs juges d’instruction. Elle a souligné la gravité de la situation au regard du nombre de signalements évoqués et précisé que deux nouvelles plaintes devaient être examinées.
Sur le plan pratique, Patrick Bruel a déjà annulé sa participation aux festivals estivaux ; la tournée célébrant le 35e anniversaire de son album Alors regarde est, pour l’heure, maintenue, selon les informations divulguées publiquement.
Aurore Bergé détaille sa position et le traitement judiciaire
Lors de son intervention télévisée, Aurore Bergé a rappelé le déroulé procédural tel qu’annoncé : « Aujourd’hui, une instruction judiciaire est ouverte. Il est mis en examen dans quatre plaintes, il est sous le statut de témoin assisté dans quatre autres. Deux nouvelles plaintes vont aujourd’hui être examinées ». Elle a ajouté que la mobilisation de plusieurs magistrats instructeurs s’expliquait par le nombre de plaintes et non par la notoriété de la personne mise en cause.
Dans le droit français, la « mise en examen » est un acte formel du juge d’instruction qui signifie qu’il existe des indices graves ou concordants laissant présumer la participation de la personne aux faits investigués, tandis que le statut de « témoin assisté » correspond à un régime intermédiaire offrant à la personne la possibilité d’être assistée par un avocat sans être mise en examen. Le « contrôle judiciaire » est une mesure de sûreté qui peut assortir diverses obligations ou interdictions pendant la phase d’instruction.
La ministre a insisté sur la manière d’appréhender la parole des victimes : « La justice prend très au sérieux ces plaintes, cette affaire. Non pas parce qu’il est connu, mais parce qu’on parle de plusieurs dizaines de victimes potentielles qui auraient subi des violences sexuelles ». Elle a ajouté que, selon elle, la société doit apprendre à recevoir et entendre les témoignages sans présupposer qu’ils relèveraient du mensonge.
Les éléments de procédure cités par la ministre — nombre de plaintes, statuts judiciaires et examen de nouvelles plaintes — correspondent aux informations communiquées publiquement lors des récents développements du dossier.
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