Slimane négocie toujours les 182 000 euros réclamés

Slimane se produira le 20 juin 2026 à la Salle Pleyel à Paris, alors que la question des dommages et intérêts liés à sa condamnation pour harcèlement moral reste en suspens : une somme totale de 182 000 euros est réclamée au chanteur et fait l’objet d’un contentieux devant le tribunal de Saint-Étienne.
La procédure civile visant à fixer d’éventuelles indemnisations fait suite à une condamnation pénale prononcée en septembre 2025. Le tribunal judiciaire de Saint-Étienne avait alors retenu les faits de harcèlement moral commis par voie électronique et infligé à Slimane Nebchi une amende de 10 000 euros, en partie assortie d’un sursis. Deux plaintes avaient été déposées à l’origine : l’une pour harcèlement, l’autre pour des faits d’agression sexuelle et de tentative d’agression sexuelle ; seule la première a donné lieu à une condamnation.
Depuis plusieurs mois, les parties s’affrontent sur le montant des réparations réclamées. Au total, les demandes atteignent 182 000 euros, montant que la défense de l’artiste conteste lors des audiences civiles visant à chiffrer les préjudices.
Le détail des demandes et les arguments des parties
Les sommes demandées se répartissent entre plusieurs requérants. Un ancien technicien, à l’origine d’une des plaintes, sollicite des compensations au titre du préjudice professionnel et moral : son avocate a évoqué une perte de travail importante, chiffrée à la perte de 82 dates de spectacles et de plusieurs festivals, et a évalué le manque à gagner à environ 31 000 euros, ainsi que 8 000 euros pour le préjudice moral et les répercussions personnelles.
La plus grande part des demandes émane d’un tourneur lyonnais qui s’était retiré du Cupidon Tour après la médiatisation de l’affaire et réclame 143 000 euros de dommages et intérêts. En additionnant ces demandes, le total réclamé atteint donc 182 000 euros, une somme qualifiée de « particulièrement élevée » dans le cadre de l’instance civile en cours.
Lors de l’audience tenue en avril 2026 devant le tribunal de Saint-Étienne, la défense du chanteur a reconnu l’existence d’un préjudice moral pour le technicien mais contesté la réalité et le montant des postes de préjudice présentés. Le représentant du cabinet de son avocate a notamment estimé que certaines pièces produites au dossier étaient insuffisantes pour justifier les montants demandés : « Quand on réclame 8 000 euros, il faut produire davantage qu’un simple certificat médical », a-t-il déclaré à l’audience.
La défense a également soutenu que l’ancien technicien avait retrouvé des contrats sur d’autres productions après son départ de la tournée, contestant ainsi l’ampleur du manque à gagner allégué. Elle a de même mis en doute l’existence d’un lien direct entre la décision commerciale du tourneur lyonnais et une obligation contractuelle de se retirer de la collaboration avec l’artiste.
L’audience d’avril 2026 avait pour objet de chiffrer précisément les préjudices invoqués par les parties civiles. La décision du tribunal a été mise en délibéré et doit être rendue le 26 juin 2026.
Quelle est votre Réaction?
Angèle L. contribue à la couverture de l’actualité people, célébrités, showbiz et tendances pour People | Benin Web TV.
