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Nigeria : Crise à l’ADC d’Ebonyi, Sam Egwu et Jennifer Adibe-Nwafor se disputent le contrôle

Nigeria : Crise à l’ADC d’Ebonyi, Sam Egwu et Jennifer Adibe-Nwafor se disputent le contrôle

Egwu

Le chapitre de l’African Democratic Congress (ADC) dans l’État d’Ebonyi est divisé en deux courants rivaux — l’un autour de l’ancien gouverneur Sam Egwu, l’autre autour de Jennifer Adibe‑Nwafor — et ces rivalités se sont traduites par des congrès parallèles et des revendications concurrentes de la direction à l’approche des élections générales de 2027.

Selon des responsables et acteurs politiques locaux, l’ADC d’Ebonyi est structurée le long de deux blocs distincts. Le premier rassemble des proches de Sam Egwu, le second est animé par Jennifer Adibe‑Nwafor, ancienne proche collaboratrice de l’ex‑gouverneur et actuel ministre des Travaux, David Umahi. Des rumeurs persistantes ont accusé Adibe‑Nwafor d’entretenir des liens avec le All Progressives Congress (APC), allégations qu’elle a à plusieurs reprises formellement démenties.

La dirigeante locale de l’ADC a exercé auparavant comme assistante spéciale chargée des affaires interpartis puis comme présidente du Conseil consultatif inter‑partis de l’État. Élue présidente de l’ADC d’Ebonyi en mai 2022, elle a obtenu en août 2025 un vote de confiance de la base, selon des sources internes au parti.

Congrès parallèles, accusations de « moles » et réactions des formations voisines

La crise s’est matérialisée lors de congrès organisés séparément la même semaine à Abakaliki : le camp d’Egwu a tenu son assemblée au Preston Luxury Hotel, où Silas Onu — ancien président du PDP dans l’État — a été présenté comme chef de la faction ; le groupe d’Adibe‑Nwafor s’est réuni au Great Aristocrat Hotel et a réaffirmé la réélection de sa présidente. La tension a été alimentée par une précédente réunion au domicile de Sam Egwu, au cours de laquelle une proposition de « consensus » pour la désignation des candidats locaux a été rejetée par Adibe‑Nwafor, qui y a vu une tentative d’exclusion de ses partisans.

Des observateurs politiques interrogés estiment que, si le différend n’est pas résolu, les perspectives du parti pour 2027 pourraient être compromises. Un notable du Labour Party, qui a souhaité garder l’anonymat, a déclaré : « I saw the crisis in ADC come this day, the real reason most of us stayed away. »

Le président du Social Democratic Party d’Ebonyi, Dr Kingsley Agbor, a commenté la situation en dénonçant le « jeu » de certains acteurs politiques locaux, qu’il décrit comme guidés par des intérêts personnels. Il a souligné que toute décision collective prise conformément aux statuts d’un parti doit être considérée comme visant l’intérêt général des militants.

Pour sa part, Hon. Linus Okorie, candidat sénatorial du Labour Party en 2023 pour Ebonyi Sud, a présenté les disputes comme des réglages internes nécessaires à la « consolidation » et à la « structuration » du parti, rappelant que le recours au consensus est une méthode reconnue par la loi électorale.

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Silas Onu a rejeté les accusations de « prise de pouvoir » et affirmé que certains éléments, qu’il qualifie de « moles » ou de « marionnettes », auraient été insérés de longue date pour contrôler l’opposition dans l’État. Il a précisé que le zonage des postes avait été opéré par les différentes zones politiques concernées et non imposé par la direction centrale du parti.

Jennifer Adibe‑Nwafor a réitéré son démenti face aux allégations de collusion avec l’APC, rappelant sa nomination à la tête de l’ADC en mai 2022 et contestant la légitimité des congrès tenus en marge de celui qu’elle a organisé : « Si vous n’êtes pas ici, vous ne faites pas partie de ce que nous faisons aujourd’hui… Le vrai congrès est celui que nous venons de tenir. »

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