Mort du petit Émile : la piste d’un accident causé par un cheval relance l’enquête
Une nouvelle hypothèse journalistique suggère qu’un coup de sabot d’équidé pourrait être à l’origine du décès du petit Émile Soleil au Haut-Vernet, alors que les circonstances exactes de la mort de l’enfant de deux ans et demi demeurent non élucidées plus de trois ans après sa disparition.

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Le garçonnet s’était volatilisé le 8 juillet 2023 dans ce hameau isolé des Alpes-de-Haute-Provence. Neuf mois plus tard, la découverte de ses ossements crâniens et de ses vêtements par une randonneuse avait confirmé sa mort, sans que les investigations ne permettent d’en établir la cause précise.
Cette éventualité d’un accident causé par un animal est exposée par la journaliste judiciaire Peggy Poletto dans un ouvrage paru en août, intitulé Émile Soleil, le silence et le bruit. Le scénario avancé repose sur l’éventualité d’un choc létal provoqué par un cheval appartenant à l’entourage de la victime.
Selon cette thèse, le grand-père maternel de l’enfant, Philippe Vedovini, préparait du matériel de clôture vers 17 h 15 le jour des faits pour sécuriser un pré. Le garçonnet aurait alors pu échapper à la surveillance des adultes, s’approcher des équidés et recevoir un coup violent au visage, avant qu’un témoin pris de panique ne dissimule la dépouille.
Des constatations médico-légales et judiciaires
Cette analyse s’appuie notamment sur les examens médicolégaux du crâne, qui ont mis en évidence un traumatisme facial majeur, une lésion jugée compatible avec l’impact d’un sabot d’équidé.
Ce schéma rejoint également les déclarations publiques faites en mars 2025 par le procureur de la République Jean-Luc Blachon. Le magistrat avait précisé que le corps n’avait pas pu se retrouver seul à l’endroit où il a été découvert, la conservation de certains effets vestimentaires laissant supposer une mise à l’abri temporaire avant le dépôt sur site.
Les gendarmes s’étaient déjà intéressés aux équipements équestres de la famille lors des gardes à vue de mars 2025, au cours desquelles quatre proches, dont le grand-père, avaient été entendus pour homicide involontaire et dissimulation de cadavre. Un van pour chevaux avait alors fait l’objet d’une saisie au domicile de La Bouilladisse.
Les examens techniques menés sur ce véhicule n’ayant apporté aucun élément probant, la remorque a été rendue et l’ensemble des personnes interrogées ont été relâchées sans qu’aucune charge ne soit retenue contre elles.
Une piste sans validation scientifique formelle
Ce déroulement des faits demeure une théorie журналиstique dépourvue de confirmation matérielle. Aucun élément scientifique n’atteste à ce jour de la présence de la victime dans l’enclos au moment des faits, ni de l’origine animale directe des blessures constatées.
Les vérifications génétiques portant sur une trace ADN inconnue décelée sur les vêtements de l’enfant n’ont par ailleurs abouti à aucun résultat concluant, malgré les analyses comparatives réalisées auprès de 106 individus.
Source de l’article : www.public.fr.
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