Marlène Duval a révélé lors d’une interview avoir perdu son frère, parti en Suisse pour y mourir par euthanasie après une erreur médicale qui lui avait laissé des douleurs chroniques insupportables; la famille n’a pas été informée de son départ ni de son décès, et cette annonce relance le débat sur le cadre légal de la fin de vie en France.
Ancienne candidate de la saison 2 de Loft Story en 2002, Marlène Duval, figure de la télé-réalité des années 2000, a quitté l’émission après une semaine pour rejoindre sa mère malade puis poursuivi une carrière ponctuée d’initiatives musicales et entrepreneuriales, dont un duo avec Phil Barney. Elle a choisi de rendre public le drame familial au cours d’une interview accordée à Jordan de Luxe, où elle a raconté les circonstances du départ en Suisse de son frère.
Le frère de Marlène Duval, âgé de 52 ans, avait subi une intervention chirurgicale au cours de laquelle le nerf trijumeau a été sectionné par inadvertance. Selon son témoignage, cette lésion a provoqué des douleurs chroniques à la gencive, altérant profondément sa qualité de vie. Marlène Duval rapporte que malgré de nombreux rendez‑vous médicaux en France, les traitements proposés n’ont pas permis de soulager sa souffrance. Elle cite : « C’est jamais facile pour un médecin de passer derrière un autre médecin », et ajoute qu’elle-même s’était renseignée sur les options thérapeutiques disponibles.
Démarches en Suisse et accompagnement associatif
Selon le récit de Marlène Duval, son frère a organisé son départ en s’appuyant sur une association française, Le Droit à mourir dans la dignité, qui l’aurait guidé et accompagné jusqu’en Suisse. Là‑bas, il a eu recours aux services d’une association spécialisée, Pegasos, avec la présence d’autres structures comme l’association Exit. La famille indique ne pas avoir été informée des démarches ni du déplacement.
Marlène Duval précise que son frère ne souffrait pas d’une maladie réputée incurable : « Il souffrait, il souffrait psychologiquement, il souffrait de la solitude, il souffrait de beaucoup de choses, je crois, mais pas au point de mourir ». Elle affirme par ailleurs ne pas vouloir porter de jugement sur les personnes atteintes de maladies incurables qui choisissent l’euthanasie, mais déclare son incompréhension quant à la décision de son frère et la manière dont elle a été prise.
Le témoignage de l’ancienne candidate met en lumière le rôle d’associations d’accompagnement dans l’organisation de démarches transfrontalières pour mettre fin à la vie et souligne l’impact d’une lésion iatrogène persistante sur le parcours de soins et les décisions individuelles. Marlène Duval dit avoir brisé le silence pour tenter de comprendre les raisons qui ont conduit son frère à ce choix et pour partager le vécu de sa famille.