Les États-Unis optimistes sur un accord de paix avec l’Iran
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Les États-Unis envisagent une seconde série de négociations avec l’Iran au Pakistan, après l’échec des pourparlers à Islamabad, tandis que Téhéran menace de bloquer le commerce dans la mer Rouge si Washington ne lève pas son blocus naval sur ses ports. Un envoi diplomatique pakistanais a transmis un nouveau message américain à Téhéran, au moment où la Maison Blanche affiche un optimisme prudent sur la possibilité d’un accord.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué que de nouvelles discussions « auraient très probablement » lieu à Islamabad et que « nous sommes confiants quant aux perspectives d’un accord ». Cette démarche s’inscrit dans une intense séquence diplomatique conduite par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a enchaîné plusieurs rencontres régionales, dont une entrevue mercredi avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.
La délégation pakistanaise, dirigée par le chef d’état-major Asim Munir, a été reçue à Téhéran pour transmettre le message américain et envisager une deuxième série de pourparlers, a rapporté la télévision d’État iranienne.
Détails des pourparlers, pression militaire et conséquences économiques
Le premier cycle de discussions avait été conduit par le vice-président américain JD Vance, qui a présenté à Téhéran ce qu’il a qualifié de « grand accord » visant à mettre fin à la guerre de six semaines opposant, selon les déclarations, les forces américaines et israéliennes à l’Iran, et à traiter le contentieux nucléaire de longue date. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que Washington et Jérusalem partageaient des objectifs « identiques » : retirer le matériel enrichi, supprimer la capacité d’enrichissement et rouvrir le détroit d’Ormuz.
Le détroit d’Ormuz, voie par laquelle transite environ un cinquième du pétrole mondial, est au cœur des tensions : les forces iraniennes l’ont fortement perturbé depuis le début de l’offensive américano-israélienne, et les États-Unis ont mis en place un blocus destiné, selon le commandement central américain (CENTCOM), à « arrêter complètement le commerce économique maritime entrant et sortant d’Iran ». CENTCOM affirme avoir repoussé dix navires tentant de quitter des ports iraniens durant les 48 premières heures du blocus et que « zéro navire est passé ». Des données de suivi maritime ont toutefois donné un tableau moins net, et l’agence Tasnim a rapporté que des expéditions avaient continué depuis le sud de l’Iran.
À Téhéran, des responsables militaires ont prévenu que le maintien du blocus serait « un prélude » à la violation du cessez-le-feu conclu le 8 avril. Le commandant Ali Abdollahi a déclaré que, si Washington ne revenait pas sur sa position, les forces armées iraniennes « n’autoriseront aucune exportation ni importation » dans le golfe Persique, la mer d’Oman et la mer Rouge. Mohsen Rezaei, récemment nommé conseiller militaire par le guide suprême, a menacé d’envoyer des missiles pour couler des navires américains dans le détroit si les États-Unis décidaient de « policer » cette voie maritime.
Sur le plan économique, le Trésor américain a annoncé de nouvelles sanctions visant l’industrie pétrolière iranienne, ciblant selon le secrétaire au Trésor Scott Bessent les « élites du régime ». Le directeur général du FMI, Kristalina Georgieva, a mis en garde contre des « temps durs » pour l’économie mondiale en cas de maintien du conflit et de prix élevés du pétrole, avec des risques de transmission à l’inflation alimentaire.
Sur le volet nucléaire, l’administration Trump exige que tout accord interdise définitivement à l’Iran l’acquisition d’une arme nucléaire. Washington aurait cherché une suspension de 20 ans du programme d’enrichissement de l’uranium, proposition rejetée par Téhéran qui aurait offert un gel de cinq ans. L’Iran affirme que son programme est à usage civil et que son droit à l’enrichissement est « incontestable », tout en précisant que le niveau d’enrichissement reste « négociable ».
Parallèlement, Israël et le Liban ont entamé des négociations directes après une réunion de haut niveau à Washington, la première depuis 1993. Donald Trump a déclaré que les dirigeants des deux pays s’entretiendraient jeudi, affirmation ensuite nuancée par une source libanaise disant que Beyrouth « n’était pas au courant » d’un contact imminent avec Israël. Netanyahu a défini deux objectifs centraux dans ces discussions : le démantèlement du Hezbollah et l’obtention d’une paix « durable… par la force ». Un haut responsable américain a indiqué que l’administration encourageait la fin du conflit entre Israël et le Hezbollah comme élément d’un accord entre Israël et le Liban, sans pour autant l’inclure dans les discussions avec l’Iran.
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