Kad Merad et Julia Vignali voient leur recours rejeté dans le procès contre leur ancienne architecte
Elisa Q., architecte, et Robert G.L., artisan et dirigeant de la société Dr House, ont été acquittés par le tribunal correctionnel de Marseille le mardi 28 avril dans une affaire d’escroquerie visant des travaux de rénovation. La même juridiction a en revanche rejeté leur demande visant à faire reconnaître comme abusive la procédure engagée par les époux Kad Merad et Julia Vignali, a rapporté La Provence.
L’affaire porte sur un projet de rénovation d’une fermette en Bourgogne que les époux Merad avaient confié à leur ancienne architecte. Selon des informations relayées par Purepeople, les époux avaient dénoncé des malversations et reprochaient à l’architecte et à l’artisan des surfacturations et des dissimulations dans le suivi et la facturation des travaux.
Lors des débats, Me Silvio Rossi-Arnaud, avocat du couple, a avancé des chiffres précis sur le dépassement des coûts : un budget initialement évalué à 770 000 euros — intégrant l’acquisition foncière et les travaux — serait passé à 1,9 million d’euros, soit une augmentation proche de 200 %. Les époux Merad ont assuré avoir été contraints de vendre leur résidence principale pour faire face aux dettes nées de ce chantier et réclamaient 1,7 million d’euros en réparation des préjudices financiers et moraux subis. Devant les magistrats, Julia Vignali a déclaré : « On a été complètement trompés. […] Déjà pour le toit et les murs, il y en avait pour plus d’un million. Nous n’avons pas choisi des tuiles en or ! »
Déclarations croisées sur les devis, les estimatifs et les avances
De son côté, l’architecte Elisa Q. a contesté les accusations et détaillé sa défense devant le tribunal. Elle a indiqué que les devis fournis lors de la première visite concernaient la maison principale et non la grange et que l’estimatif présenté était « non contractuel » et limité à certains éléments du projet, comme la grange. Elle a aussi expliqué que des travaux complémentaires — pool house, piscine et autres — n’étaient pas compris dans cet estimatif initial.
Lors des échanges en audience, l’architecte a rapporté un épisode de tension avec M. Merad après que le maître d’œuvre l’eut informée de retards sur le pool house et que l’artisan Robert G.L. lui ait avoué des problèmes de trésorerie. Elle a précisé avoir consenti, pour sa part, une avance personnelle de 40 000 euros qui, selon elle, n’a pas été remboursée.
Interrogée sur l’accusation de « manœuvres frauduleuses pour nuire et dissimuler », elle a réagi en soulignant qu’elle n’avait « jamais rien dissimulé » et en questionnant la logique de ces reproches au regard des éléments techniques et contractuels présentés au dossier : « Donc quand j’entends ‘manœuvres frauduleuses pour nuire et dissimuler’, je ne vois pas très bien ce que je fais là ? »
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