Hélène Mercier-Arnault, pianiste et épouse de Bernard Arnault, a suscité une vive controverse après la diffusion sur les réseaux d’un extrait coupé au montage d’une interview accordée le 23 février à Marc-Olivier Fogiel sur RTL, dans lequel elle déclare notamment : « Ce que je vais dire va peut‑être vous choquer, les SDF, je n’y pense pas tous les jours ». L’extrait, relayé par plusieurs comptes et reprises médiatiques, a entraîné des commentaires hostiles d’internautes et relancé le débat lors de sa récente intervention télévisée le 4 avril sur l’émission Quelle époque ! présentée par Léa Salamé.
Dans l’extrait non diffusé à l’antenne, la pianiste évoquait un contraste entre sa vie et celle des personnes dormant à la rue : « La première fois que j’ai vu des clochards, c’est quand je suis arrivée à Paris, il n’y en avait pas à Montréal (…) C’est aussi, j’ai l’impression, un choix de vie… un retrait du monde ». Ces propos, qualifiés de maladroits par plusieurs commentateurs, ont été présentés par certains médias comme un passage censuré au montage de l’émission RTL.
Invitée sur le plateau de Léa Salamé le 4 avril pour présenter son disque, Hélène Mercier-Arnault a répondu aux critiques et apporté des éléments de contexte. Elle a précisé que l’entretien avec Marc‑Olivier Fogiel avait été enregistré et que la séquence diffusée ne représentait qu’une fraction des échanges. Elle a dénoncé un « mauvais montage » et déclaré que l’extrait ayant circulé n’était pas prévu pour être diffusé tel quel.
Hélène Mercier‑Arnault revient sur ses propos et évoque un souvenir personnel
Sur le plateau, la musicienne a expliqué que la mention des personnes sans domicile fixe avait déclenché chez elle un souvenir personnel lié à sa sœur. Elle a raconté qu’à l’âge de seize ans elle vivait à Nanterre avec sa sœur, « qui avait un amoureux SDF », et que cette relation avait été à l’origine d’un éloignement familial. Selon ses déclarations, la réapparition de ce souvenir a provoqué une réaction émotionnelle forte au moment de l’interview.
Interrogée par la journaliste sur la généralisation de son propos aux personnes sans abri, Hélène Mercier‑Arnault a affirmé que « 60 % » d’entre elles étaient, selon elle, dépendantes aux substances et bipolaires, renvoyant à son expérience personnelle liée à la situation de sa sœur. Elle a répété sa critique du montage de l’émission RTL, en estimant que le passage n’aurait pas dû être diffusé sous la forme qui a circulé.
Au cours de l’émission, la pianiste a également abordé d’autres sujets évoqués lors de ses récents entretiens, citant notamment des échanges portant sur Donald Trump et Emmanuel Macron. Elle a conclu ses explications en exprimant son regret personnel : malgré sa situation matérielle, elle ne peut pas « ramener » sa sœur, a‑t‑elle déclaré. Les propos rapportés sur le plateau ont suscité une réaction marquée des participants, selon les images diffusées.