Enquête en Italie sur un réseau de prostitution de luxe impliquant des footballeurs de Série A
En Italie, la police a ouvert une enquête d’envergure visant à démanteler un réseau de grande prostitution et touchant des célébrités dans le milieu du football. Parmi les personnes citées figurent d’anciennes vedettes comme Dejan Stankovic et des jeunes joueurs tels que Daniel Maldini. De nombreux autres footballeurs, connus ou non, apparaissent dans des appels, des demandes ou des mentions, sans que leur rôle exact soit établi. Dans le premier mandat d’arrêt visant deux suspects et plusieurs complices, les autorités ont volontairement laissé de côté les identités des « clients » : la prostitution n’étant pas pénalement réprimée, ces personnes ne sont pas l’objet d’une enquête judiciaire.
Les investigations ont identifié plus de 60 sportifs parmi la clientèle, incluant un pilote de Formule 1 et des joueurs de hockey. Les clubs de l’Inter et de l’AC Milan ressortent comme principaux concernés : des noms associés au maillot nerazzurri — Bastoni, Bellanova, Blisseck, Hakimi, Coutinho, Skriniar et Carlos Augusto — ont été relevés, tandis que De Winter, Leão, Giroud et Ménez sont évoqués en lien avec le Milan AC. Selon la reconstitution des enquêteurs, le réseau servait aussi de lieu de rencontres pour des joueurs d’autres équipes présents à Milan, qui ont utilisé des prestations allant de la location de salles privées en boîte à la présence d’escortes et à d’autres services jugés plus problématiques.
Parmi les mentions, le mot-clé « Calafiori » renvoie immédiatement à un international évoluant à Arsenal. Pour la Juventus, les fichiers citent Hisen (possible référence à Huijsen), Vlahovic et Arthur Melo, avec une allusion moins certaine à « Alvaro » (Morata ?). Sont également concernées des formations telles que Monza, Milan, la Lazio, Côme et Vérone. Les requêtes portant sur « Scamacca » et « Ruggeri » orientent vers l’Atalanta, tandis que la Lazio apparaît intéressée par Nuno Tavares et Maldini. À ce stade, il n’est pas établi si l’un ou l’autre de ces joueurs a répondu aux sollicitations des organisateurs.
Modalités financières et déroulement des soirées
Selon La Gazzetta dello Sport, les jeunes femmes liées à l’agence étaient invitées à entretenir des relations sexuelles payantes avec des clients, principalement des footballeurs professionnels. Les enquêteurs ont retrouvé des documents indiquant que le réseau retenait au moins la moitié des sommes encaissées et reversait le solde aux femmes concernées. Les pièces transmises montrent que le paiement ne provenait pas directement des clients mais était distribué par les organisateurs, sous forme d’enveloppes contenant de l’argent liquide en fonction des prestations et des montants perçus.
Un membre du réseau a déclaré aux enquêteurs qu’il conservait 10 % de la note d’un footballeur ayant dépensé 3 000 euros, appliquant un traitement similaire pour des joueurs de hockey. Les enquêteurs évoquent la participation présumée de plus de 100 jeunes femmes, italiennes et étrangères, dont certaines jugées très jeunes ; certaines exerçaient comme escortes, d’autres travaillaient en tant que mannequins, hôtesses ou accompagnatrices.
La Guardia di Finanza a indiqué que, selon ses constats, il n’existait pas d’éléments démontrant une contrainte ou des violences : les jeunes femmes étaient considérées comme consentantes et, de ce fait, la situation ne constitue pas un délit pénal.
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