Chantal Goya : dette fiscale toujours active, recours et remboursements en cours

Chantal Goya, 84 ans le 10 juin 2026, demeure une figure majeure de la chanson pour enfants mais reste engagée dans un contentieux financier ancien : le litige fiscal et civil qui oppose elle et son mari, Jean-Jacques Debout, au fisc et à des créanciers pèse toujours en millions d’euros. Condamnations passées, paiements partiels et procédures d’appel rythment un dossier dont les dernières décisions judiciaires datent de 2025.
Selon les éléments communiqués par l’intéressée et les décisions de justice, le couple accumule des arriérés fiscaux depuis près de 40 ans. Une condamnation pour fraude fiscale remontant à 2007 avait déjà abouti à des condamnations et à des sommes évaluées autour de 2 millions d’euros. Depuis, les dettes ont été restructurées à plusieurs reprises sans jamais être totalement apurées.
En 2025, le tribunal judiciaire de Paris a condamné le couple à verser plus de 2,1 millions d’euros au Crédit municipal de Bordeaux dans le cadre d’un prêt contracté en 2018 ; cette décision fait l’objet d’un appel. Chantal Goya affirme avoir déjà remboursé près de 950 000 euros et indique avoir proposé de régulariser la situation en cédant les droits d’auteur de son époux.
Revenus artistiques, paiements et contestations juridiques
Le dossier fait apparaître que les recettes liées aux droits d’auteur, aux spectacles et au catalogue musical de Jean-Jacques Debout continuent de générer des ressources. Dans le dossier judiciaire, certains éléments chiffrent ces revenus jusqu’à environ 40 000 euros mensuels certaines années, notamment lors de tournées ou d’exploitations du répertoire. Chantal Goya conteste toutefois l’interprétation de ces montants et précise que certains chiffres correspondent à des revenus annuels plutôt que mensuels.
La question des modalités de remboursement est au cœur des échanges. L’artiste a dénoncé des dispositifs de crédit qu’elle juge mal calibrés et dit avoir été mal orientée par des intermédiaires financiers. Elle évoque notamment l’octroi d’un « crédit in fine », mécanisme où le capital est généralement remboursé en une seule échéance à la fin du prêt tandis que les intérêts sont payés pendant la durée du contrat, ce qui peut alourdir la charge globale pour l’emprunteur.
Au fil du temps, aux intérêts et aux réévaluations se sont ajoutées des procédures successives, ce qui a transformé ce dossier en un contentieux structurel plus que ponctuel. Les magistrats ont retenu que les actifs artistiques du couple demeuraient exploitables et susceptibles de contribuer au remboursement, d’où les mesures et les calculs figurant dans les décisions judiciaires.
Sur le plan procédural, le couple a formé appel de la décision de 2025 et conteste les conditions du prêt contracté auprès du Crédit municipal de Bordeaux en 2018. Les échéances et les recours restent ouverts.
À 84 ans, Chantal Goya poursuit ses spectacles et ses tournées.
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Angèle L. contribue à la couverture de l’actualité people, célébrités, showbiz et tendances pour People | Benin Web TV.
