Xavier Dupont de Ligonnès : la maison de Nantes vendue en 2019 avec une plus-value de plus de 200 000 €

Le 2 juin 2026, M6 diffuse un numéro spécial d’Appel à témoins présenté par Julien Courbet, consacré à l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès, dossier non élucidé qui continue de mobiliser l’attention médiatique et judiciaire en France.
En avril 2011, la découverte à Nantes des corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants enterrés sous la terrasse du pavillon du 55 boulevard Schuman a ouvert l’un des faits divers les plus marquants du pays. Le père de famille, Xavier Dupont de Ligonnès, a disparu peu après ; il est considéré comme le principal suspect et demeure activement recherché.
La maison du boulevard Schuman, rapidement surnommée la « maison de l’horreur », est devenue un lieu connu à l’échelle nationale : volets longtemps fermés, passants évitant l’adresse, et une image qui pèse sur la vie du quartier, selon des riverains cités à l’époque.
Une maison marquée par l’horreur et devenue impossible à ignorer
Les faits de 2011 ont inscrit durablement le pavillon dans la mémoire collective. L’enquête a confirmé que les corps d’Agnès et des quatre enfants avaient été enterrés sous la terrasse du logement familial ; la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès a laissé de nombreuses zones d’ombre et alimenté des recherches nationales et internationales.
Sur le plan immobilier, le pavillon a d’abord souffert de sa réputation. Estimée autour de 450 000 euros après le drame, la maison a peiné à séduire des acquéreurs, la stigmatisation pesant autant que l’état du bâtiment. Un voisin se souvenait : « On passait devant sans s’arrêter. C’était devenu un lieu lourd ».
En 2015, la propriété a finalement été vendue, selon les sources immobilières, entre 200 000 et 260 000 euros, une forte décote attribuée à la charge symbolique du lieu. Les acheteurs successifs ont lancé d’importants travaux : rénovation complète, réaménagement intérieur et extérieur visant à effacer l’image liée au drame.
Le retournement est intervenu quelques années plus tard. Remise sur le marché après restructuration, la maison a été proposée en 2019 à un prix d’environ 479 000 euros et la vente s’est conclue rapidement, générant une plus-value supérieure à 200 000 euros par rapport au prix d’achat de 2015. Un agent immobilier cité à l’époque résumait : « L’histoire est connue, mais le quartier reste très recherché ».
Sur le plan judiciaire et médiatique, l’adresse continue d’être associée à l’affaire. Plusieurs magistrats interrogés ces dernières années ont évoqué des hypothèses contradictoires : certains parlent d’une fuite organisée, d’autres évoquent un suicide supposé. L’ancien procureur et spécialiste des cold cases Jacques Dallest a exprimé l’hypothèse, en ces termes : « Dans ce type d’affaires, l’auteur finit souvent par mettre fin à ses jours ».
Pour les habitants du quartier, la maison a changé de mains et d’apparence, mais elle reste liée à l’un des dossiers criminels les plus médiatisés de la décennie. Une riveraine rapporte : « Ici, la vie continue. Mais on n’oublie pas ».
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