Vincent Cerutti, ancien co-présentateur de Danse avec les stars sur TF1, est revenu publiquement sur son départ de l’émission et sur les contraintes du format lors d’une interview diffusée le 2 avril 2026 sur TBT9 (W9). Condamné le 4 février 2026 à huit mois de prison avec sursis pour des faits remontant à 2015 et ayant annoncé faire appel, il a évoqué son parcours au sein du programme et les tensions vécues avec les équipes de production.
Animateur populaire des cinq premières saisons de Danse avec les stars, co-animées avec Sandrine Quétier de 2011 à 2014, Vincent Cerutti a quitté l’émission en 2015. Il avait alors été remplacé par Laurent Ournac. Son retour médiatique ce jeudi sur le plateau de Cyril Hanouna s’est concentré sur les coulisses du show et sur les raisons de sa rupture avec TF1.
Au micro de TBT9, Cerutti a d’emblée reconnu son attachement au programme tout en détaillant les limites qu’il y avait rencontrées : formatage strict, contraintes de mise en scène et faible marge de liberté sur le plateau principal de TF1.
Format strict de la version française, liberté retrouvée en tournée et tensions avec la production
Vincent Cerutti a décrit le modèle français de Danse avec les stars comme très encadré, imputant au détenteur des droits — la BBC — une grande partie des règles de mise en scène. « C’était vraiment une émission qui était formatée à 99,99% », a-t-il déclaré, rappelant la présence permanente du prompteur, des marques au sol et d’une charte imposant la position des animateurs.
Il a précisé que ces prescriptions allaient jusqu’à des indications techniques très précises : « Tu avais même une marque au sol et ce n’était pas seulement pour la lumière. Il fallait que l’épaule soit devant l’autre épaule », a-t-il expliqué sur le plateau du Studio 217. Selon lui, cette répétition de contraintes sur plusieurs saisons a contribué à son usure professionnelle.
En contraste, Cerutti a raconté l’expérience de la tournée nationale du programme — étapes dans les Zénith de France, Belgique et Suisse — comme un espace de liberté plus important. « On s’éclatait, on déconnait », a-t-il dit, soulignant l’absence de prompteur et de marques au sol lors des représentations en tournée. Il a également comparé cette liberté à celle dont bénéficie aujourd’hui Camille Combal sur l’émission : « La liberté qu’il a aujourd’hui sur l’émission, et il le fait super bien, c’est celle que nous avions avec Sandrine, non pas sur le plateau 217 sur TF1, mais sur la tournée. »
Sur son départ de TF1, Vincent Cerutti a évoqué des désaccords avec les producteurs. « On s’engueule un peu avec les producteurs. Voilà, on n’est pas tout à fait d’accord », a-t-il reconnu sans entrer dans le détail des sujets de discorde.
Il a présenté une version officielle expliquant son envie de changement : désirs d’aborder des formats différents, de faire des magazines, des reportages ou du journalisme sportif. Il a cité Auto Moto comme l’une des émissions qu’il souhaitait animer et pour laquelle il dit avoir tenté sa chance, sans succès.
Parmi les éléments factuels de son départ, il a mentionné le remplacement de la direction de la chaîne, pointant l’arrivée d’Ara Aprikian comme facteur contextuel. Il a cependant assuré conserver des relations « correctes » avec l’équipe malgré sa sortie et résumé sa posture professionnelle par une règle personnelle : « Moi, je pars jamais fâché, que ce soit en radio, en télé ou ailleurs, ça sert à rien. »