Thierry Marx fait de nouveau parler de lui après son portrait dans un numéro de Complément d’enquête consacré aux figures montantes de la gastronomie. La mise en lumière médiatique a ravivé l’intérêt pour sa résidence parisienne, une maison discrète mais singulière qui mêle design industriel, objets d’art et installations insolites comme un potager sur le toit et une cabine de ski rouge.
Située au cœur de Paris, cette demeure se présente, derrière une façade sobre, comme un espace de vie pensé autour de la créativité et de la convivialité. L’intérieur reflète le parcours du chef : des références aux cuisines étoilées et à son passé militaire, des objets personnels et une forte attention portée au détail et à la fonctionnalité des lieux.
Les pièces de la maison alternent atmosphères feutrées et touches inattendues. Le salon d’entrée privilégie l’apaisement avec parquet sombre, fauteuils en cuir et mobilier design, tandis que des éléments structurels comme les dits « escaliers Eiffel » — une structure métallique inspirée de l’architecture industrielle — relient les différents niveaux et signent une esthétique résolument parisienne et industrielle.
Un intérieur hybride entre atelier, bibliothèque et cuisine gastronomique
À l’étage principal, la pièce de vie sert à la fois de chambre et de bureau. Bibliothèques garnies d’ouvrages culinaires, objets rares et souvenirs personnels jalonnent cet espace, témoignant du parcours professionnel et des centres d’intérêt du chef. Le mélange d’intimité et de réflexion crée un lieu propice au travail et à la lecture.
Un second salon se démarque par sa transformation en atelier d’artiste. Meubles iconiques, dont une chauffeuse Togo, un piano coloré et des objets volants miniatures, composent une ambiance hybride entre galerie et espace de détente. Cet atelier traduit une pratique artistique hors-cuisine : un lieu où cohabitent design, musique et expérimentations visuelles.
La salle à manger, sobre et élégante, s’ouvre sur un coin plus intime où sont rangés livres, bouteilles de collection et vaisselle soignée. Le chef évoque lui-même ce lieu comme propice à la pause : « C’est très reposant », confie-t-il, selon les éléments diffusés.
À l’extérieur, le toit accueille un potager privé où poussent, entre autres, des agrumes japonais. Cet espace végétal, rare en milieu urbain, alimente une démarche culinaire axée sur la qualité des produits et la proximité entre la production et la table. À proximité, la présence d’une cabine de ski rouge, utilisée comme coin café avec vue sur les toits, ajoute une dimension ludique et inattendue à la toiture.
La cuisine, vaste et ouverte, se distingue par un îlot central comparable à ceux d’un établissement gastronomique. Conçue pour recevoir, expérimenter et partager, elle illustre les pratiques professionnelles et la volonté de transformer le lieu de vie en laboratoire d’idées mêlant cuisine, design et imaginaire.