Thélyson Orélien voit sa tournée suspendue sur fond de soupçons d’IA
L’éditeur québécois Boréal a mis en pause les activités promotionnelles de l’écrivain canado-haïtien, qui nie avoir utilisé l’IA pour son roman primé.

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Les Éditions du Boréal ont suspendu les activités promotionnelles entourant C’était ça ou mourir, le premier roman de l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien. La maison québécoise a expliqué jeudi 24 septembre vouloir préserver le bien-être de son auteur, visé depuis plusieurs jours par des accusations d’utilisation de l’intelligence artificielle.
Ces accusations ont été lancées par un compte anonyme sur X après l’analyse de passages avec le détecteur Pangram. Thélyson Orélien les rejette. Il affirme ne pas avoir fait appel à une machine et dit constituer, avec ses éditeurs en France et au Québec, un dossier destiné à étayer sa position.
Des détecteurs aux conclusions divergentes
Le cofondateur de Pangram, Max Spero, a déclaré au Monde que l’analyse de l’ensemble du livre par son outil avait abouti à une probabilité de 95 % de texte généré par IA. Ce résultat ne constitue toutefois pas une preuve indépendante de la manière dont le manuscrit a été rédigé.
L’AFP a soumis les mêmes extraits à huit autres outils. Les conclusions se sont contredites : certains les ont classés comme humains, d’autres comme générés par IA, tandis que plusieurs ont affiché des probabilités variables. L’agence rappelle aussi que Max Spero présentait lui-même ce type de détection comme un point de départ pour une enquête, et non comme un arbitre final.
Publié au Québec par Boréal puis en France par Grasset, C’était ça ou mourir raconte le parcours d’un professeur haïtien qui traverse plusieurs pays pour gagner le Canada. Le roman a reçu le prix du roman Fnac 2026. Son auteur explique avoir nourri le récit d’entretiens avec des Haïtiens ayant vécu l’exil.
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