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Patrick Bruel : une ancienne présentatrice de TF1 affirme que 50 Min Inside imposait des conditions strictes

Patrick Bruel : une ancienne présentatrice de TF1 affirme que 50 Min Inside imposait des conditions strictes

Patrick Bruel : une ancienne présentatrice de TF1 balance sur les conditions strictes imposées à "50 min inside"

Jeudi soir, l’émission C ce soir (France 5) a consacré un long débat aux accusations visant plusieurs personnalités médiatiques, au premier rang desquelles Patrick Bruel, et a ravivé des témoignages inédits sur les pratiques internes des chaînes lors des passages promotionnels de l’artiste. Sur le plateau, l’ancienne journaliste Hélène Devynck a affirmé que, pour éviter tout risque, la production de 50 minutes inside évitait d’envoyer des femmes journalistes ou techniciennes aux côtés de Patrick Bruel, une pratique qui intervient alors que la polémique autour du chanteur entraîne des conséquences professionnelles à la fois sur sa tournée et ses apparitions publiques.

Hélène Devynck, ancienne présentatrice sur TF1 et LCI et autrice d’Impunité (2022), est connue pour avoir dénoncé les agissements de Patrick Poivre d’Arvor. Sur France 5, elle a détaillé ce qu’elle a décrit comme des précautions prises par la production de 50 minutes inside lors des interviews de Patrick Bruel : « on n’envoyait que des hommes journalistes pour interviewer Patrick Bruel », a-t-elle déclaré, expliquant que cette organisation visait selon elle à « protéger les femmes » en les tenant à l’écart des rencontres professionnelles avec l’artiste.

Sur le plateau, Devynck a également rapproché ces pratiques de celles observées autrefois autour de PPDA et évoqué des décisions similaires prises par des responsables pédagogiques : « c’était pareil avec PPDA…, il y a une directrice d’école de journalisme, qui s’appelle Catherine Lambret, qui dirigeait l’IPJ, qui n’a envoyé que des hommes en stage à TF1, parce qu’elle voulait protéger les femmes », a-t-elle précisé.

« On n’envoyait que des hommes »

Selon Hélène Devynck, cette méthode de protection active révèle un problème structurel au sein des médias : plutôt que d’identifier et d’écarter un comportement problématique, on aurait, dit-elle, écarté les potentielles victimes du monde professionnel. Sur le plateau, elle a qualifié cette attitude de symptôme d’une « misogynie extrêmement profonde » dans certains milieux médiatiques, en reliant les exemples contemporains à des logiques institutionnelles anciennes.

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La séquence télévisée s’inscrivait dans un contexte de hausse des témoignages à l’encontre de Patrick Bruel. Depuis le printemps, plusieurs personnes ont pris la parole dans la presse et sur les réseaux sociaux, et des plaintes ainsi que des signalements ont été évoqués publiquement dans des affaires distinctes visant l’artiste. Patrick Bruel conteste ces accusations et a publiquement rappelé son attachement à la présomption d’innocence.

Parallèlement aux débats médiatiques, l’impact sur sa carrière s’est concrétisé : l’artiste a annoncé l’arrêt anticipé de sa tournée théâtrale, plusieurs festivals ont annulé ou suspendu sa venue, certaines radios ont retiré ses titres de leurs programmes et des émissions de télévision ont pris leurs distances. Malgré ces conséquences, Patrick Bruel continue pour l’instant de bénéficier du soutien d’une partie du monde artistique et médiatique, qui appelle à attendre les conclusions de la justice avant toute condamnation publique définitive.

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