Patrick Bruel : deux ans avant son mariage, il règle ses comptes avec les « cinglées » et les « thons » venus en bas de chez lui

Patrick Bruel est de nouveau au centre de l’actualité après la publication de révélations par Mediapart et le dépôt d’une plainte par une ancienne fan, a indiqué la presse ces derniers jours. Âgé de 67 ans, l’artiste conteste fermement les faits qui lui sont reprochés et bénéficie de la présomption d’innocence, tandis que de nouveaux éléments attirent l’attention médiatique sur son passé de célébrité adulée.
Avant ces récents développements, Patrick Bruel avait déjà évoqué publiquement, à plusieurs reprises, la nature parfois conflictuelle de ses rapports avec certaines admiratrices. Il s’était notamment exprimé en septembre 2002 sur le plateau de l’émission On ne peut pas plaire à tout le monde, invitée de Marc-Olivier Fogiel, à une époque où la presse revenait régulièrement sur la « Bruelmania ».
La mention, dans la presse, de son futur mariage avec Amanda Sthers — célébré en 2004 — figure aussi dans le rappel de cette période, qui a marqué l’image publique du chanteur sur plusieurs années.
« L’hystérie », un mot qu’il n’a jamais aimé
Sur le plateau en 2002, Bruel a nuancé les qualificatifs employés pour décrire l’engouement autour de ses concerts. Interrogé par Marc-Olivier Fogiel sur les « crises d’hystérie » supposées provoquées par sa présence, il a répondu que « le mot est un peu fort », estimant que le terme revenait à « un terme pathologique très très violent pour définir l’enthousiasme ». Il a déclaré préférer retenir les aspects positifs de cette popularité, citant notamment les « milliers de lettres reçues » et les témoignages où certaines chansons avaient apporté « chaleur » ou « réconfort » à des auditeurs en difficulté.
Bruel a aussi distingué l’enthousiasme sincère des fans de comportements qu’il jugeait intrusifs. Interrogé sur la présence régulière d’admiratrices « en bas de chez lui », il a confirmé qu’il s’agissait d’une situation « un peu complexe » et a décrit ces personnes comme n’étant « pas les gens les plus sympas ». Face aux allusions d’obsession ou d’excès, il a expliqué avoir souvent exercé un « devoir de réserve ».
Sur le plateau, l’animateur a aussi poussé la provocation en demandant s’il était arrivé que certaines d’entre elles soient invitées à monter chez lui. Bruel a répondu fermement : « Non mais non en l’occurrence ». Lorsqu’une plaisanterie a été lancée sur l’apparence des fans, il a refusé d’entrer dans ce registre et a rappelé son choix de réserve.
Outre les comportements des admiratrices, le traitement médiatique du phénomène l’a profondément marqué. Bruel a évoqué la caricature récurrente de son prénom — les cris « Patriiiick » repris dans les émissions et sketches — et a qualifié cette mise en scène d’utilisation « perverse » qui dépassait selon lui le simple humour.
Avec le recul, il a déclaré que cette période avait laissé « un vrai traumatisme » et qu’il ne supportait plus d’entendre l’imitation, y compris lorsqu’elle venait d’amis ou de proches, estimant que cette caricature visait aussi son public.
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