Patrick Bruel accusé par une ex-candidate de Miss France

Mediapart publie un nouveau volet d’accusations visant Patrick Bruel : quinze témoignages supplémentaires de femmes l’accusant de comportements déplacés, voire de faits sexuels non consentis, entre 1991 et 2019, dont le récit de Florima Treiber, ancienne candidate au concours Miss France. Au total, près de trente femmes ont pris la parole publiquement en l’espace d’un mois. À ce stade, l’artiste n’a fait l’objet d’aucune condamnation et la présomption d’innocence s’applique.
Le média d’investigation avait déjà rendu publics quatorze témoignages à charge. Dans ce second ensemble, les récits décrivent des situations survenues en marge de concerts, de tournages, de séances de massage ou encore de rencontres professionnelles. Sept des quinze nouvelles déclarations évoquent des faits de nature sexuelle non consentie ; cinq plaignantes ont transmis leur témoignage aux autorités judiciaires dans le cadre de la procédure en cours. Une précédente démarche avait été classée sans suite en 2020.
Patrick Bruel n’a, à ce jour, pas été condamné. La procédure judiciaire actuelle se poursuit selon les voies habituelles ; la qualification des faits et leur appréciation relèvent des autorités judiciaires compétentes.
Une rencontre dans le cadre du concours Miss France, puis une invitation ambiguë
Dans son récit transmis à Mediapart, Florima Treiber, originaire d’Alsace et ancienne candidate au concours Miss France, relate une première rencontre avec Patrick Bruel en décembre 2007, alors qu’elle a 20 ans et lui 48. Président du jury de l’édition, il aurait noté ses coordonnées en coulisses et évoqué devant elle des perspectives professionnelles dans le mannequinat. Un mois plus tard, elle dit avoir été invitée au concert des Enfoirés.
Selon son témoignage, les deux se seraient retrouvés en avril 2008 lors de la soirée des Molières où elle travaillait comme hôtesse. Elle explique avoir accepté de « boire un verre » après la cérémonie. Elle relate que M. Bruel l’aurait conduite à son domicile et lui aurait fait visiter son appartement, précisant que la nounou se trouvait dans une autre pièce avec ses enfants. Au lieu de la conversation professionnelle attendue, il l’aurait conduite dans une chambre et se serait assis sur le lit en lui faisant signe d’en faire de même, alors qu’elle décline le champagne proposé au profit d’un jus de fruit.
Florima Treiber affirme que Patrick Bruel lui aurait alors « sauté dessus ». Se disant « sidérée », elle explique ne pas avoir pu « le stopper tout de suite ». Selon elle, il lui aurait répondu, en référence à son image publique, qu’il était « le même homme que dans ses chansons », une allusion au statut de séducteur qu’elle décrit comme « déconnectée » de la réalité vécue ce soir-là : « J’étais face à un animal, la sueur au front… Et il m’a dit qu’il ne m’avait rien promis. »
La plaignante dit s’être sentie « salie » et « naïve » et avoir longtemps gardé ces faits pour elle avant d’en parler à ses proches. Elle explique avoir choisi de témoigner publiquement aujourd’hui en évoquant la naissance d’une « petite fille » et sa crainte que d’autres ne rencontrent un tel comportement ; elle se décrit comme une « microvoix » parmi d’autres. Parmi les quinze nouvelles femmes entendues par Mediapart, sept évoquent des comportements qualifiés de non consentis et cinq ont saisi la justice.
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Angèle L. contribue à la couverture de l’actualité people, célébrités, showbiz et tendances pour People | Benin Web TV.
