Patrick Bruel : 15 nouvelles femmes l’accusent de violences sexuelles

Patrick Bruel est visé par de nouvelles accusations de violences sexuelles dévoilées le 7 mai par Mediapart, alors que le chanteur et acteur poursuit actuellement une saison théâtrale à Paris et prépare un retour scénique en fin d’année. Selon l’enquête, quinze femmes affirment avoir été victimes d’agissements allant de 1991 à 2019 ; trois plaintes ont déjà été déposées contre l’artiste.
Jusqu’au 7 juin, Patrick Bruel, 66 ans, est à l’affiche de la pièce Deuxième Partie au Théâtre Édouard VII, où il partage l’affiche avec Marine Delterme et Stéphane Freiss. Parallèlement, il figure au planning d’une tournée prévue en fin d’année : 38 représentations annoncées pour marquer les 35 ans de son album Alors regarde.
Selon Mediapart, les quinze femmes portent des récits de gravité diverse mais convergent sur le fait que leur consentement n’aurait pas été respecté. Parmi elles, sept décrivent des relations sexuelles qualifiées de non consenties, et l’une se serait trouvée mineure au moment des faits. Certaines plaignantes ont choisi d’utiliser des prénoms d’emprunt dans leurs témoignages.
Récits individuels et réponse de la défense
Dans l’enquête, plusieurs témoignages sont développés. Une femme identifiée comme Anastasia indique avoir rencontré Patrick Bruel en 2016, lors d’un festival, et relate une première relation qu’elle dit avoir été consentie. Trois ans plus tard, lors d’un contact professionnel, elle affirme s’être rendue au domicile de l’artiste à Neuilly-sur-Seine. Elle décrit avoir subi un « viol » et évoque un « sentiment d’avoir été droguée« , détaillant : « Je me revois dans son lit, allongée sur le côté, en train de me faire sodomiser. Je ne suis pas dans mon corps. Puis j’ai le souvenir de repartir de chez lui sur mon Cityscoot en sentant le sperme couler sur mes cuisses« .
Un autre témoignage est celui d’Amandine, psychothérapeute, qui dit avoir été âgée de 20 ans lorsqu’elle a été repérée au premier rang d’un concert à Saint-Étienne en 2000, alors que Patrick Bruel avait 41 ans. Elle relate une proposition de se rendre dans une chambre d’hôtel (Mercure) après une soirée, présence confirmée selon elle par une amie. Amandine rapporte des rencontres répétées entre 2000 et 2005 et affirme que l’artiste refusait d’utiliser un préservatif. Elle rapporte également une phrase qu’elle attribue à Bruel lors d’un séjour à Vienne : « Ne le dis à personne. De toute façon, personne ne te croira« .
Parmi les plaignantes citées figurent des professionnelles du spectacle et du soin : kinésithérapeutes (Marie Gallo, Séverine, Chloé), une psychothérapeute (Amandine), des figurantes (Vanessa et Sophie Chamoux), une éclairagiste (Sabine Langaret), une stagiaire régisseuse (Sarah), une chanteuse (Aurélie), une ex-mannequin (Florina Treiber) et une journaliste (Eva). Certains des récits utilisent des prénoms d’emprunt.
Interrogés par Mediapart, les avocats du chanteur, Christophe Ingrain et Céline Lasek, jugent ces témoignages « parfois contradictoires ou incohérents« . Patrick Bruel, pour sa part, nie toute violence et affirme n’avoir « jamais utilisé sa notoriété ou sa position pour obtenir des relations sexuelles« .
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