Pascal Obispo : ce que lui ont rapporté les génériques de Sous le soleil et Cornetto

Pascal Obispo, 61 ans, raconte comment des commandes modestes pour la publicité et la télévision ont financé ses premiers outils de travail et lancé sa carrière de compositeur. Dans La Coloc RMC Gold, l’artiste détaille, avec humour et franchise, une anecdote autour d’un jingle Cornetto refusé puis le succès durable du générique de la série Sous le soleil, dont les revenus lui ont permis d’acheter son premier synthétiseur et de « remplir le frigo ».
Compositeur reconnu de la chanson française, Pascal Obispo est notamment l’auteur de titres devenus des références pour des artistes comme Florent Pagny, Johnny Hallyday et Zazie. Avant d’atteindre ce statut, il a accepté des commandes de musique pour des publicités et des génériques, sources de revenus ponctuels et parfois déterminantes pour des musiciens en début de carrière.
Invité de l’émission, il a raconté la petite confusion générée lorsqu’un extrait de publicité a été diffusé en direct par RMC. En plaisantant d’abord — « Salopard. Il faut bien bouffer. » — il a ensuite précisé que la musique entendue n’avait finalement pas été retenue : « Le Cornetto n’a pas été pris », a-t-il corrigé, indiquant que ce travail n’avait généré aucun revenu.
Du jingle refusé au générique providentiel
La musique proposée pour la campagne Cornetto n’a donc pas donné lieu à commission ni à un retour financier pour l’auteur, un cas fréquent dans les métiers de la création où une proposition n’aboutit pas systématiquement à une diffusion commerciale. Obispo a relaté l’épisode sans fausse pudeur, en précisant que ce revers a été suivi d’une opportunité plus favorable.
Peu après, il décroche la commande du générique de la série Sous le soleil, diffusée à partir de 1996 sur TF1 et devenue un phénomène d’audience. À propos de ce thème, il confie : « C’est sans doute mon plus grand succès, mon premier grand succès », tout en le qualifiant aussi, dans un sourire, de « chanson honteuse » — une ambivalence qu’il explique par la manière dont certains titres sont écoutés et aimés.
Sur le plan matériel, le générique a eu un impact concret sur sa situation : « Ça m’a rapporté un synthé, une télé, de pouvoir remplir mon frigo », dit-il. Il a rappelé la déclaration faite lors de sa promotion de l’album Le beau qui pleut sur France 3 : « C’est la chanson qui m’a permis d’acheter un synthétiseur, c’est celle qui m’a permis de composer les autres. »
Le synthétiseur acquis grâce au cachet du générique lui aura ensuite servi à composer des titres pour d’autres artistes, citant notamment Savoir aimer pour Florent Pagny, Allumer le feu pour Johnny Hallyday et Zen pour Zazie. Ces éléments ont été exposés lors de son intervention dans La Coloc RMC Gold et lors de ses déclarations publiques citées dans les extraits diffusés.
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Angèle L. contribue à la couverture de l’actualité people, célébrités, showbiz et tendances pour People | Benin Web TV.
