Nagui pourrait risquer 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende selon Gilles Verdez
Le chroniqueur Gilles Verdez a affirmé mardi 28 avril qu’Nagui pourrait être exposé à des poursuites pour faux témoignage après le refus de la société Banijay de transmettre à la commission d’enquête parlementaire les contrats et fiches de paie que l’animateur avait dit, sous serment, fournir. L’alerte a été lancée sur le plateau de Tout beau tout neuf (W9), dans la foulée des révélations du rapporteur Charles Alloncle.
Lors du vote final, le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public a été adopté à une faible majorité, douze voix contre dix. Le député rapporteur Charles Alloncle a ensuite déclaré, lors d’une intervention médiatique, que Nagui s’était engagé devant la commission à remettre l’ensemble de ses contrats et fiches de paie liés au service public, documents que la production Banijay devait fournir.
Selon Charles Alloncle, un courriel transmis dans les derniers jours de la procédure indiquait que Banijay refusait de communiquer ces pièces. Le député a précisé qu’en droit parlementaire le refus de coopérer n’est recevable que pour motif de secret-défense, ajoutant : « Ils n’ont pas le droit de le faire. »
Éléments juridiques et suite possible
Sur le plateau, Gilles Verdez a relié ce refus à l’article 434-13 du Code pénal, rappelant que la loi sanctionne le témoignage mensonger fait sous serment par des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Il a toutefois reconnu l’objection selon laquelle une commission parlementaire n’est pas une juridiction au sens strict. Selon lui, une interprétation issue de textes anciens, citée dans l’émission, a étendu cette exigence de sincérité aux auditions devant commissions parlementaires depuis 1958.
Gilles Verdez a en outre souligné que la publication du rapport ne mettait pas nécessairement fin aux conséquences potentielles : le bureau de l’Assemblée nationale peut, s’il l’estime pertinent, décider de transmettre des éléments au parquet. Même si la commission elle‑même ne détient pas de pouvoir de poursuite pénale, elle conserve la possibilité de saisir les autorités compétentes, a-t-il expliqué. L’équipe de l’émission a indiqué avoir sollicité Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission, et attend sa réponse.
Charles Alloncle a aussi rappelé que Nagui figurait parmi des animateurs-producteurs visés pour des pratiques de favoritisme remontant aux années 1990, aux côtés de Jean‑Luc Delarue et Arthur. Le rapport mettait plus largement en cause la place des jeux télévisés sur le service public et dénonçait des dérives financières, citant notamment des nuits d’hôtel facturées jusqu’à 1 900 euros lors du Festival de Cannes.
Au moment de la diffusion des éléments cités sur W9, Nagui n’avait pas publié de réponse publique aux accusations rapportées par la commission et relayées dans l’émission.
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