Mort d’Agathe Hilairet : le principal suspect se contredit
Le 10 avril 2025, Agathe Hilairet, 28 ans, a disparu alors qu’elle faisait un footing à Vivonne, près de Poitiers. Son corps a été retrouvé le 4 mai dans un sous-bois ; un suspect, identifié en septembre 2025 après la découverte de son ADN dans un véhicule, a depuis livré plusieurs versions contradictoires des faits, selon des informations de BFM TV.
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Selon le dossier, les parents d’Agathe avaient rapidement alerté les gendarmes lorsque la joggeuse ne rentra pas chez elle. Un dispositif de recherche important avait été déployé. Les investigations ont conduit les enquêteurs à interroger Didier Laroche, 59 ans, placé en garde à vue puis mis en examen. L’ADN de la victime aurait été retrouvé dans son véhicule, précise la presse.
La victime a été découverte par un promeneur dans un bosquet, sur un tas de bois, le 4 mai 2025. Les autorités avaient confié que l’autopsie avait fourni des éléments techniques pris en compte par les enquêteurs. Didier Laroche, inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et récemment sorti de prison, était sous surveillance judiciaire et soumis à une obligation de soins au moment des faits, selon les informations disponibles.
Mort d’Agathe Hilairet : le suspect mène-t-il les enquêteurs en bateau ?
Lors de sa garde à vue et devant le juge d’instruction, Didier Laroche a décrit une altercation survenue le 10 avril 2025, indiquent nos confrères. Il a déclaré s’être arrêté en voiture près d’un chemin pour satisfaire un besoin naturel. D’après sa première version, Agathe serait passée en courant devant son véhicule ; il l’aurait interpellée pour lui faire une remarque sur son poids, et elle lui aurait répondu en le critiquant pour laisser tourner son moteur. Le suspect affirme avoir administré plusieurs gifles, provoquant la chute de la victime.
Face à l’insistance des enquêteurs et aux conclusions de l’autopsie, toujours selon BFM TV, il aurait admis avoir gardé les poings fermés. Estimant la jeune femme inanimée, il aurait ensuite placé son corps sur la banquette arrière de la voiture, puis l’aurait déposée dans un bosquet, sans tenter de la dissimuler, d’après sa version. Il aurait affirmé que le décès était accidentel.
Ces déclarations entrent toutefois en tension avec un courrier adressé par l’intéressé à la juge d’instruction début 2026, rapporte la même source. Dans cette lettre, il revient sur sa première version en désignant « deux hommes cagoulés venus en voiture » : selon lui, ces individus auraient frappé la jeune femme à mort, puis l’auraient contraint, sous la menace d’une arme, à déplacer et cacher le corps. Le contenu du courrier a été mentionné par BFM TV mais n’a pas été détaillé publiquement par les enquêteurs.
Le suspect est mis en examen après avoir déjà été condamné à deux reprises, à des peines de 12 et 30 ans de prison, pour des faits de viol et d’agressions sexuelles visant trois femmes, dont deux joggeuses, indique le dossier. Une reconstitution des faits devrait être organisée dans les prochains mois, précisent les sources médiatiques.
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