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Michel Denisot répond à la tribune anti-Bolloré en rappelant que Coluche l’a sauvé en 1985

Michel Denisot répond à la tribune anti-Bolloré en rappelant que Coluche l’a sauvé en 1985

"Coluche l'a sauvé en 1985" : ancien présentateur star de Canal+, Michel Denisot dit tout ce qu’il pense de la tribune anti-Bolloré

Au Festival de Cannes, la polémique autour de l’influence de Vincent Bolloré sur Canal+ a repris de l’ampleur : Michel Denisot, ancien visage emblématique de la chaîne, est intervenu sur RTL pour appeler à un dialogue moins violent entre professionnels du secteur, tout en rappelant que Coluche avait, selon lui, contribué au sauvetage de Canal+ en 1985.

La 79e édition du Festival de Cannes a été ponctuée par une tribune publiée dans Libération et signée par des centaines de professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, parmi lesquels Juliette Binoche, Adèle Haenel, Blanche Gardin et Swann Arlaud. Les signataires dénoncent ce qu’ils estiment être « l’emprise grandissante de l’extrême droite » sur le paysage culturel et audiovisuel, et ciblent notamment l’influence présumée de Vincent Bolloré, principal actionnaire du groupe contrôlant Canal+.

Invité de Marc‑Olivier Fogiel sur RTL dans le cadre de la promotion de son documentaire Mon Coluche à moi, dont la diffusion est annoncée ce jeudi à 21h25 sur TMC, Michel Denisot a pris position sur le débat. Interrogé sur la place actuelle de Coluche et sur la situation à Canal+, il a estimé que « si Vincent Bolloré a Canal+ aujourd’hui, c’est parce que Coluche l’a sauvé en 1985. Il peut donc lui dire merci ». Cette évocation historique a servi à illustrer son propos sur la relation entre héritage culturel et évolutions récentes de la chaîne.

Réactions à la tribune et appel à un apaisement des échanges

Sur le fond de la tribune, Michel Denisot a critiqué le caractère hypothétique de certains éléments avancés par ses signataires. Selon lui, la pétition repose pour l’instant « du conditionnel » et il a affirmé : « Aujourd’hui, il n’y a pas un exemple qui puisse justifier ce qu’il y a dans la pétition ». Il a jugé le ton de l’appel trop abrupt au regard de l’absence, selon lui, de preuves tangibles à ce stade : « C’est préventif : il n’y a pas d’exemple de ça. Qu’on puisse le craindre, je peux éventuellement le comprendre, mais ça aurait pu s’exprimer autrement, de façon moins violente. »

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La réaction de la direction de Canal+ a été vive. Maxime Saada, directeur général du groupe, a déclaré à l’AFP que la tribune revenait à qualifier ses équipes de « crypto‑fascistes ». « Je n’ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto‑fasciste. Je suis désolé, la limite, pour moi, elle est là », a-t‑il affirmé publiquement, soulignant le caractère personnel et professionnel des tensions.

Michel Denisot a appelé de son côté à un adoucissement des échanges entre les différentes parties. « Il y aura peut‑être une étape suivante, un retour à quelque chose de plus modéré, plus pacifique d’une part et, d’autre part, il faut que ce soit des deux côtés », a‑t‑il déclaré lors de son entretien sur RTL, sans apporter d’élément factuel nouveau sur les allégations contenues dans la tribune.

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