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Marc Veyrat : pourquoi il a choisi Manigod pour ouvrir sa première auberge

Marc Veyrat : pourquoi il a choisi Manigod pour ouvrir sa première auberge

Marc Veyrat : pourquoi il a choisi Manigod, en Savoie, pour installer sa toute première auberge ?

Ce 8 mai 2026, le chef Marc Veyrat fête ses 76 ans, anniversaire qui rappelle son ancrage profond à Manigod, village des Aravis où il a installé sa première auberge et forgé les bases de sa trajectoire culinaire centrée sur les produits de montagne.

Né et élevé entre Manigod et La Clusaz au sein d’une famille paysanne, Veyrat a grandi dans une ferme isolée où la vie se déroulait au rythme des saisons. Le quotidien s’organisait autour d’une forme d’autarcie : élevage, cultures et cueillettes contribuaient à l’alimentation de la maisonnée et ont structuré très tôt sa connaissance du terroir.

Le contact avec la nature a marqué son enfance. Il parcourait plusieurs kilomètres à pied pour aller à l’école et ramassait des herbes sauvages qu’il glissait sous son chapeau noir. « Je dois tout à ma famille, à ma région, à ma terre », répète-t-il, résumant l’importance de ces premières années dans la construction de son identité culinaire, tournée vers le végétal et les saveurs locales.

Une enfance enracinée dans la montagne

En 1978, à 28 ans, Marc Veyrat ouvre avec son épouse sa première auberge, La Croix Fry, à Manigod. Dès l’origine, l’établissement se distingue par une ambition précise : valoriser les recettes familiales et les produits des alentours plutôt que d’émuler les grandes tables urbaines. Cette orientation a rapidement attiré une clientèle en quête d’authenticité.

Le choix de Manigod pour démarrer son activité correspondait à une logique de terrain : Veyrat connaissait les producteurs locaux et les ressources naturelles des alpages. Travailler en circuit court, s’approvisionner auprès d’exploitations proches et utiliser des plantes ramassées sur place sont devenus des éléments centraux de sa pratique, conforme à la philosophie qu’il défend depuis ses débuts. « Je n’ai jamais voulu trahir mes racines », affirme-t-il.

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Les paysages et la flore des Aravis ont servi de laboratoire culinaire. Les alpages, forêts et prairies offrent une diversité d’herbes et de plantes qui ont nourri ses recherches gustatives et sensorielles. « La montagne est ma bibliothèque », a-t-il confié, soulignant l’influence des savoirs locaux et des usages traditionnels sur son approche, qualifiée par certains de quasi-ethnobotanique.

Cette relation au lieu et aux matières premières a structuré une signature reconnue au plan national et international, saluée par des guides gastronomiques. Dans la continuité de ce parcours, Veyrat a développé d’autres établissements à Manigod, notamment La Maison des Bois, transformée en Hameau de mon père sous l’impulsion d’Elise Veyrat, sa fille. « Ici, je suis chez moi », dit le chef, illustrant la permanence de son attachement au village.

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