La Première Ligue canadienne démarre le 4 avril et, pour l’occasion, la FIFA a validé une nouvelle interprétation de la règle du hors‑jeu, souvent appelée « loi Wenger », destinée à favoriser le jeu offensif.
Cette modification, qui impose l’existence d’un espace entre un défenseur et un attaquant pour qu’un hors‑jeu soit signalé, sera expérimentée afin d’étudier ses conséquences sur les rencontres.
L’initiative s’inscrit dans la suite des travaux présentés lors de la 140e assemblée générale annuelle de l’International Football Association Board (IFAB), où des mesures générales visant à améliorer le rythme des matchs et à limiter les pertes de temps ont été adoptées, et où des avancées concernant les essais et les technologies de détection du hors‑jeu ont été exposées. L’essai est conduit par la FIFA et a reçu l’aval de l’IFAB.
Explication du fonctionnement de la nouvelle interprétation du hors‑jeu
Selon la formulation retenue pour l’essai, un joueur en phase offensive est considéré en position de jeu tant qu’au moins une partie de son corps susceptible de marquer (toutes les parties sauf les bras et les mains) est alignée avec, ou derrière, l’avant‑dernier défenseur. Un hors‑jeu ne sera donc signalé que si l’attaquant se trouve entièrement devant cet adversaire ; l’objectif affiché est d’établir un repère visuel plus net pour favoriser l’attaque et accélérer le déroulement du jeu.
Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA, a qualifié cet essai de projet pilote important et a indiqué que le tester en compétition professionnelle permettra d’évaluer son impact sur la clarté et la fluidité du jeu ainsi que sur la promotion d’un football offensif. Il a également remercié la Première Ligue canadienne et la Fédération canadienne de soccer pour leur accueil et leur soutien dans ce dispositif expérimental.
Dans le cadre de cet essai, la CPL mettra en place un système d’assistance vidéo accessible et peu coûteux pour aider les arbitres sur les décisions majeures. Ce dispositif ne s’appuie pas sur une équipe vidéo dédiée et n’entraîne pas de contrôle systématique de toutes les actions ; les officiels peuvent demander un nombre limité de vérifications par match lorsqu’ils estiment qu’une erreur claire et manifeste a été commise sur des faits susceptibles d’influencer la rencontre, tels que l’attribution ou le refus d’un but, des penalties litigieux, des cartons rouges directs ou des erreurs d’identité. En outre, le quatrième arbitre examinera systématiquement tous les buts afin de contrôler l’absence de faute de l’équipe attaquante lors de l’action menant au but.