Johnny Hallyday accusé de viol par une hôtesse : comment s’est terminée l’affaire
Au terme d’une procédure judiciaire entamée en 2002, Johnny Hallyday a bénéficié en 2006 d’un non-lieu définitif après avoir été visé par des accusations de viol, une affaire qui a ensuite conduit à la condamnation pénale de son accusatrice pour falsification de documents médicaux.

SOMMAIRE
Le dossier visant l’artiste s’est définitivement refermé le 14 avril 2006 avec la confirmation du non-lieu par la chambre d’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Cette décision validait l’ordonnance rendue le 17 janvier 2006 par le juge Philippe Dorcet, conformément aux réquisitions du procureur Éric de Montgolfier qui avait conclu à l’absence de charges. Lors de ce premier dénouement, l’avocat du chanteur, Me Gilles Portejoie, avait exprimé son soulagement alors que son client se trouvait à Turin.
Les poursuites avaient trouvé leur origine dans une plainte déposée en avril 2002 par Marie-Christine Vo, âgée de 37 ans à l’époque. Cette ancienne hôtesse affirmait avoir été victime d’une agression sexuelle commise par le chanteur durant la nuit du 28 au 29 avril 2001, à bord d’un yacht amarré à Cannes.
À la suite de ce signalement, le parquet de Nice avait ordonné le 3 mars 2003 l’ouverture d’une information judiciaire portant sur des faits de viol, de menaces conditionnelles et d’appels malveillants. Durant les investigations conduites par le magistrat instructeur, le chanteur n’a jamais été mis en examen, conservant le statut de témoin assisté lors de ses auditions, tandis que son épouse Laeticia Hallyday a également été entendue.
Cette longue épreuve judiciaire s’inscrivait dans le parcours d’une figure majeure de la scène musicale française, propulsée dès l’âge de 18 ans par un concert à guichets fermés sur la scène de l’Olympia de Paris, le 21 septembre 1961.
Falsifications médicales et révélations d’extorsion
Parallèlement à la plainte principale, un volet distinct avait été ouvert à la fin de l’année 2004, entraînant la mise en examen de Marie-Christine Vo pour faux et usage de faux. La plaignante avait en effet reconnu la production de certificats médicaux antidatés destinés à appuyer ses déclarations initiales.
Le 12 janvier 2007, le tribunal correctionnel de Nice a infligé à l’ancienne employée une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis pour ces manipulations. Le médecin et le radiologue impliqués ont écopé respectivement de quatre mois de prison avec sursis et de 4 000 euros d’amende, tandis que Marie-Christine Vo a été relaxée des poursuites pour dénonciation calomnieuse intentées par l’artiste.
Le dossier a également été marqué par les déclarations faites en 2005 par le détective privé belge André Rogge. Ce dernier a affirmé aux magistrats que Marie-Christine Vo et son compagnon Dominique Roméo lui avaient proposé, au début de l’année 2001, d’orchestrer un chantage financier contre la vedette en utilisant notamment des imputations d’agression sexuelle.
Rejetant catégoriquement ces allégations de complot, Dominique Roméo a répliqué en mai 2007 en engageant des poursuites pour témoignage mensonger et dénonciation calomnieuse, un contentieux examiné en octobre 2009 par le tribunal correctionnel de Nice.
Source de l’article : www.public.fr.
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