Joël Barella : le parquet rouvre une enquête après des accusations de viol de deux mineures

Le parquet de Béziers a rouvert une enquête visant à vérifier des accusations d’agressions sexuelles visant Joël Barella, père de Jérôme Barella, alors que ce dernier est présenté par les autorités comme le principal suspect dans la disparition et la mort de la fillette Lyhanna. Selon BFMTV, la reprise de ce dossier intervient après des plaintes déposées par deux filles de l’ex-compagne de Joël Barella.
La mort de Lyhanna, âgée de 11 ans, et la mise en cause de Jérôme Barella, 41 ans, ont relancé l’attention sur des affaires antérieures évoquant des violences sexuelles au sein de la même famille. Le corps de la fillette avait été retrouvé dans une exploitation agricole désaffectée, une découverte qui a intensifié les vérifications autour des proches et des comportements signalés antérieurement.
Avant la réouverture, des éléments avaient déjà été portés à la connaissance des enquêteurs concernant Jérôme ainsi que d’autres membres de sa famille. La décision du parquet de Béziers, rapportée par BFMTV, porte cette fois sur des faits dénoncés contre Joël Barella, aujourd’hui âgé de 71 ans, et liés à des plaintes qui avaient donné lieu à des procédures antérieures classées sans suite.
Origine des plaintes et chronologie des procédures
La première plainte évoquée dans le dossier remonte à février 2013. La plaignante, identifiée sous le prénom Prescyllia, s’était rendue en gendarmerie en Haute-Garonne accompagnée de sa grand-mère pour dénoncer des faits d’inceste qu’elle imputait au compagnon de sa grand-mère paternelle, soit au grand-père par alliance — identifié comme étant Joël Barella.
Selon le récit consigné à l’époque, la jeune fille, alors âgée de 13 ans, décrivait des agressions qui se seraient produites à plusieurs reprises entre janvier 2010 et février 2013, notamment au domicile des grands-parents. Ces éléments ont conduit à une information judiciaire initiale et, en septembre 2014, à une garde à vue au cours de laquelle Joël Barella a nié les faits.
Lors de cette garde à vue, Joël Barella a affirmé considérer les six petits-enfants de sa compagne « comme les siens » et a décrit la plaignante comme différente des autres enfants, la qualifiant d’« aguicheuse » et de « menteuse » dans ses déclarations officielles.
Une seconde plaignante, demi-sœur de la première, a par la suite rapporté des faits similaires attribués à Joël Barella et situés en 2018 alors qu’elle était mineure. Cette deuxième procédure avait été classée en 2020 pour insuffisance de preuves, décision judiciaire signifiant l’arrêt de poursuites faute d’éléments probants permettant d’engager une action pénale à ce stade.
Le dossier évoqué aujourd’hui par le parquet de Béziers correspond précisément à ce second signalement : il fait l’objet de nouvelles vérifications judiciaires, une démarche accueillie par la plaignante concernée comme une forme d’espoir après plusieurs années de procédure interrompue.
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