« Je veux qu’on me désire » : les déclarations de Patrick Bruel lors de son audition face à la police dévoilées

Auditionné le 8 juin dernier par les enquêteurs dans le cadre d’investigations portant sur les déclarations de treize femmes, le chanteur et comédien Patrick Bruel a formellement contesté toute forme de contrainte ou d’agression sexuelle, selon les éléments de son audition rendus publics par Paris Match.

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"Je veux qu’on me désire, sinon, je ne ressens rien" : Patrick Bruel catégorique sur ce qui "ne l'excite pas", son audition face à la police dévoilée
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Au cours de cet interrogatoire, l’artiste s’est d’abord exprimé sur sa situation personnelle et médicale. Il a affirmé aux enquêteurs qu’il ne consomme pas d’alcool et ne souffre d’aucune dépendance, tout en mentionnant un suivi psychiatrique entamé en 2019, période marquant le début des accusations formulées à son encontre.

Questionné sur l’éventualité de relations sexuelles rémunérées, Patrick Bruel a totalement rejeté cette idée, déclarant ne pas rechercher ce genre d’échanges et insistant sur son exigence d’être apprécié pour ce qu’il est afin de trouver un intérêt dans une interaction intime.

Invité à définir plusieurs notions juridiques relatives aux infractions sexuelles, le mis en cause s’est montré hésitant sur la qualification du harcèlement, évoquant des comportements caractérisés par une insistance verbale, des envois répétés de messages textuels ou encore l’expédition fréquente de fleurs sans retour de la personne concernée.

Déclarations sur le consentement et les accusations formulées

Sur le plan du désir et du consentement mutuel, l’artiste a soutenu qu’une relation sans réciprocité ne suscite chez lui aucun attrait, reprenant des propos tenus en 2021 lors de la procédure liée à la plainte d’Ophélie Fajfer pour rappeler son désintérêt pour les personnes refusant ses avances.

Patrick Bruel a toutefois reconnu avoir entretenu des rapports consentis avec des femmes rencontrées lors de ses engagements artistiques, notamment au sein d’hôtels après des concerts ou durant des périodes de tournage.

Interrogé plus spécifiquement sur le témoignage d’Helena Noguerra, qui l’accuse d’une agression sexuelle survenue en 2000 pendant l’enregistrement d’une émission, le chanteur a indiqué n’avoir aucun souvenir de l’épisode relaté par la comédienne.

S’il a admis devant les policiers avoir parfois manqué de discernement quant aux attentes de ses interlocutrices, avoir pu faire preuve de maladresse ou avoir usé de propos inappropriés, Patrick Bruel a maintenu n’avoir jamais exercé de contrainte ni commis de viol.

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