Ghassan Salamé, ministre de la Culture libanais et père de la journaliste Léa Salamé, a livré sur BFM TV un témoignage direct sur les frappes israéliennes qui ont visé Beyrouth mercredi 8 avril 2026, affirmant que l’intensité des bombardements avait fait « presque sautiller » sa voiture et qualifiant l’opération de « punition collective » contre la population de la capitale.
La prise de parole intervient alors que Léa Salamé présentait le journal de 20 heures sur France 2 le jeudi 9 avril 2026. Depuis Beyrouth, le ministre a décrit une journée marquée par une violence inédite depuis le début du conflit et a détaillé les circonstances immédiates de l’attaque qu’il a vécue « de tout près ».
Ghassan Salamé a raconté qu’il se rendait de son bureau au ministère à celui du Premier ministre quand une explosion, tombée à environ 200 à 300 mètres, a secoué le véhicule : « J’allais de mon bureau au ministère à celui du Premier ministre et ma voiture a presque sautillé lorsqu’une bombe est tombée à 200 ou 300 mètres de là où on était », a-t-il déclaré.
Un témoignage relayé au lendemain d’un bombardement massif
Interrogé en plateau, Ghassan Salamé a dressé le tableau d’une attaque « multiple et soudaine » qui, selon lui, a touché une vingtaine de quartiers de la ville et provoqué des dégâts importants. Il a également évoqué des « massacres » dans la plaine de la Bekaa, région agricole de l’est du pays souvent citée dans les bilans lors des affrontements.
Le responsable a dénoncé le caractère « indiscriminé » des frappes, estimant que ce qui s’était produit relevait d’une « punition collective pour l’ensemble de la population de la capitale ». Il a rappelé la perception, parmi les habitants, d’un affrontement principal situé dans le Golfe tandis qu’un « théâtre de poche » s’était ouvert simultanément au Liban.
Selon les autorités citées dans les reportages, les frappes menées mercredi ont fait plusieurs centaines de morts et de nombreux blessés. Ces bilans ont été avancés par des responsables locaux et sont rapportés par les médias qui ont couvert les événements dans les heures ayant suivi les raids.
Dans le même contexte diplomatique, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré jeudi vouloir engager rapidement des discussions directes avec le Liban, notamment sur la question du désarmement du Hezbollah. Ghassan Salamé a jugé cette annonce potentiellement importante et a rappelé que Beyrouth avait déjà montré son ouverture au dialogue il y a deux mois.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’un cadre apaisé pour de telles négociations et a suggéré qu’« une trêve de 15 jours pourrait calmer les esprits », soulignant que la négociation devait se dérouler dans un climat propice au retrait des tensions.