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Christian Clavier détaille son constat amer

Christian Clavier, invité du média OnTime pour la promotion de Cocorico 2 (sortie prévue mercredi prochain), a livré un constat sévère sur l’état de la profession : selon lui, 92 % des acteurs seraient au chômage, un chiffre qu’il attribue non pas à un manque de projets mais à une mutation profonde du mode de financement et de décision dans le cinéma français.

Interrogé dans une interview relayée par OnTime, l’acteur du Splendid a insisté sur l’existence d’importantes masses financières dans le secteur tout en dénonçant leur gestion. « Il y a énormément d’argent qui tourne dans cette profession », a-t-il rappelé, avant de fustiger la prise de contrôle progressive par de grands groupes et par ce qu’il appelle des « milliardaires ». À ses yeux, cette concentration a transformé le rôle traditionnel du producteur.

Christian Clavier décrit une bascule : des producteurs indépendants, prêts à engager leurs propres moyens et leur réputation, ont été remplacés par des gestionnaires de risques intégrés à de grands organigrammes. Ces nouveaux décideurs chercheraient moins à porter une vision artistique qu’à sécuriser l’investissement, ce qui, selon l’acteur, réduit la place pour l’audace et l’expérimentation.

La fin du risque : financiers contre producteurs

Pour illustrer son propos, Clavier a rappelé une règle empirique qui prévalait autrefois dans l’industrie : sur dix films, la plupart perdent de l’argent, quelques-uns font l’équilibre et deux deviennent de véritables succès. Ce modèle, a-t-il expliqué, permettait l’éclosion de projets originaux, compensés par les rares triomphes. Aujourd’hui, a-t-il ajouté, les groupes investissant dans le cinéma refusent cette équation et privilégient les valeurs sûres.

Conséquence directe, selon l’acteur : l’accès au travail se verrouille. Les décideurs financiers privilégient des têtes d’affiche et des formats éprouvés pour minimiser les pertes, laissant sur le côté une grande majorité de comédiens. Cette logique, dit-il, contribue à une précarité massive malgré la production soutenue de films en France.

Clavier a également dénoncé la multiplication d’images et de productions qu’il juge parfois « médiocres », capables de saturer les écrans sans créer pour autant des emplois durables pour les professionnels hors des cercles établis. Il tient la concentration des moyens et la quête immédiate de rentabilité pour responsables de cet appauvrissement qualitatif et social.

À titre d’exemple d’un autre temps, il a évoqué des producteurs tels que Claude Berri, capables, selon lui, de « prendre des risques passionnés » en engageant personnellement des projets auxquels ils croyaient, au contraire des approches contemporaines dominées par des « tableurs » et la sécurisation des investissements.

Pour Christian Clavier, le volume de la production cinématographique française coexiste aujourd’hui avec une incapacité à renouveler les visages et à offrir des opportunités à la majorité des acteurs.

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