Catherine Ringer : retour sur le scandale de son passé dans le cinéma X après le succès des Rita Mitsouko
L’artiste française Catherine Ringer s’est éteinte à l’âge de 68 ans durant la nuit du 14 au 15 septembre 2026, victime d’un cancer foudroyant. Figure majeure de la scène musicale avec le groupe Les Rita Mitsouko, son itinéraire public a également été marqué par la mise au jour de ses participations passées à des productions pornographiques, une période sur laquelle elle avait ultérieurement apporté des clarifications majeures.

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Issue du théâtre musical, la chanteuse s’était fait connaître du grand public en créant en 1979 la formation Les Rita Mitsouko aux côtés de Fred Chichin. Le tandem a signé plusieurs succès d’envergure, dont Marcia Baïla et C’est comme ça, avant que l’interprète ne poursuive son chemin en solo, récompensée notamment par une Victoire de la Musique en 2012.
Parallèlement à ses aspirations artistiques de jeunesse, Catherine Ringer a figuré entre 1976 et 1985 dans une vingtaine de films pornographiques tournés en France, en Italie ainsi qu’en Allemagne. Sa première expérience s’était déroulée lors des essais du long-métrage Corps brûlants alors qu’elle n’avait que 17 ans.
Afin de pouvoir participer à ces premiers tournages, elle avait dissimulé son âge réel avant que cette réalisation initiale ne soit distribuée en salles en 1976, au moment où elle atteignait sa majorité légale.
Présente au générique de ces œuvres sous sa véritable identité ou sous des pseudonymes comme Lolita da Nova et Betty Davis, la comédienne avait alors indiqué avoir agi par sentiment d’atypisme plutôt que par contrainte financière, sans par la suite chercher à nier ces activités.
Résurgence médiatique et polémiques télévisées
La notoriété acquise avec Les Rita Mitsouko a entraîné, au printemps 1986, la remise sur le marché de ses anciens films sous format VHS par plusieurs éditeurs vidéo. Ces distributeurs avaient délibérément mentionné les termes « Mitsouko » ou « Rita Mitsouko » sur les jaquettes pour capitaliser sur la popularité de son groupe.
Catherine Ringer avait intenté une action en justice contre ces procédés commerciaux mais avait été déboutée par les magistrats. La couverture médiatique générée autour de cette décision judiciaire avait provoqué une hausse des ventes de ces cassettes, sans toutefois freiner la trajectoire du duo musical.
Durant cette période de controverse, la chanteuse avait affronté Serge Gainsbourg sur le plateau du programme télévisé Mon Zénith à moi. Face aux invectives de l’auteur-compositeur la qualifiant publiquement de prostituée, elle avait revendiqué avoir participé à « l’aventure moderne », tout en le qualifiant en retour de « dégueulasse-type ».
Cet échange avait ensuite suscité le soutien public de l’humoriste Pierre Desproges, qui avait ironisé sur cette confrontation en déclarant à propos de Gainsbourg : « Je l’aimais beaucoup, de son vivant. »
Les déclarations de 2017 sur l’emprise subie
En 2017, invitée sur le plateau de l’émission C à vous lors de l’émergence du mouvement BalanceTonPorc, l’interprète est revenue en détail sur l’origine de cette période de sa vie. Elle a révélé avoir subi entre l’âge de 13 ans et demi et 20 ans l’emprise d’un pervers narcissique qui l’a contrainte à entrer dans les réseaux pornographiques et lui a fait subir des viols.
L’artiste a replacé ces événements dans le contexte des années 1970 et de l’idéologie permissive de l’époque, dénonçant la passivité de parents qui n’avaient pas perçu le danger quand des adolescentes étaient incitées à lire Emmanuelle ou à être cédées à des hommes d’âge mûr.
Elle a affirmé avoir gardé de lourdes séquelles psychologiques de ces années d’abus, tout en expliquant ne pas avoir saisi la justice en raison de l’expiration des délais de prescription. Elle a également précisé que cette même personne l’avait simultanément aidée à intégrer l’univers du chant professionnel.
Source de l’article : www.public.fr.
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