Alexandre Delpérier, ancien visage de la télévision française reconverti dans la peinture, révèle un parcours personnel lourdement éprouvé et un combat de santé mené en silence pendant plus d’une décennie. Au micro de RTL, l’ex-animateur et ancien dirigeant de Yahoo France évoque la perte de sa fille, le suicide de son père, et une maladie auto-immune qui l’expose au risque de caillots et d’accidents vasculaires cérébraux. C’est à la peinture, sous le pseudonyme Arnaud Dumat, qu’il a trouvé un espace d’expression et de reconstruction.
Longtemps présent dans le paysage audiovisuel — notamment à l’époque de Vidéo Gag — Alexandre Delpérier a progressivement quitté les plateaux pour tenter une autre trajectoire professionnelle et personnelle. Ses confidences à la radio permettent d’établir les liens entre événements privés traumatiques et choix de vie récents, sans éléments nouveaux quant à sa carrière médiatique au-delà de ce qui a été déjà rendu public.
Lors de cet entretien, il a détaillé plusieurs épreuves familiales qui ont façonné son rapport à l’existence. Il évoque notamment la perte de sa fille Capucine, décédée à la naissance, et le suicide de son père. Ces épisodes, selon ses mots, ont constitué des « tournants irréversibles » et l’ont amené à formuler une philosophie de vie factuelle : « Vous avez deux options : subir ou vivre. »
Maladie, silence et reconversion artistique
Alexandre Delpérier a également expliqué avoir dissimulé pendant treize ans à son entourage professionnel une pathologie lourde, identifiée comme le syndrome des antiphospholipides. Cette affection, classée parmi les troubles auto-immuns, favorise la formation de caillots sanguins et augmente le risque d’accidents vasculaires cérébraux, complications que le journaliste décrit comme une menace permanente. « Je crée tout seul des caillots… je peux faire des AVC à tout moment », a-t-il déclaré.
Malgré ce risque, il a choisi de poursuivre une activité publique sans révéler son état de santé, une décision qu’il présente comme un choix personnel entre confidentialité et exposition. La durée de la dissimulation — treize ans — ressort comme un élément central de son récit, sans précision supplémentaire sur les raisons médicales précises ni sur le suivi thérapeutique qu’il a pu recevoir.
Parallèlement à ce combat de l’ombre, la peinture est apparue comme un refuge et un moyen d’expression. Il dit ne pas avoir « choisi » de peindre, mais que l’activité s’est imposée, offrant un exutoire aux émotions qu’il ne parvenait pas toujours à formuler à l’oral. Il décrit un rapport physique à la création : la couleur et la matière remplacent les mots et deviennent un langage propre. « Je pleure beaucoup… mais ça me fait du bien », confie-t-il.
Pendant plusieurs années, il a signé ses toiles du nom d’Arnaud Dumat, séparant volontairement sa carrière médiatique de son travail artistique. Il indique aujourd’hui avoir décidé de lever le voile sur cette double identité et d’assumer publiquement sa pratique de peintre sous son vrai nom.