Un si grand soleil : les coulisses de la série au cœur d’une vive polémique
Une enquête journalistique publiée le 15 septembre met en lumière de vives tensions et des méthodes contestées au sein du pôle d’écriture de la série quotidienne « Un si grand soleil », diffusée sur France 3.

SOMMAIRE
Le créateur, coproducteur et scénariste en chef du programme, Olivier Szulzynger, se retrouve visé par plusieurs témoignages d’anciens collègues recueillis par Télérama. Ces derniers dénoncent un cadre de travail particulièrement hostile, marqué par des départs contraints à répétition ainsi que des litiges relatifs à la répartition financière des droits d’auteur, une situation mise en parallèle avec le départ forcé récent de la directrice de collection de « Plus belle la vie ».
D’après les éléments rapportés, l’organisation pyramidale mise en place par le responsable d’écriture est directement mise en cause. La scénariste Valérie décrit un système structuré pour faciliter des dérives tyranniques, tandis qu’un autre collaborateur relate des emportements violents au cours desquels le scénariste en chef élève la voix et heurte la table lorsqu’il est contrarié.
Les membres de l’équipe font part d’un sentiment d’insécurité professionnelle permanent face au risque d’être écartés. Un auteur compare notamment la manière dont sont orchestrées ces évictions à la construction méthodique des scénarios de la série.
Sur le plan individuel, un ancien collaborateur prénommé Camille affirme avoir été licencié un mois après avoir fait part de son homosexualité à Olivier Szulzynger. Il mentionne également des situations embarrassantes survenues lors de réunions d’écriture consacrées à l’adultère, durant lesquelles des questions intimes ont été adressées aux auteurs au sujet de leur vie privée.
Contestations financières, utilisation de l’intelligence artificielle et réponses officielles
Les critiques formulées concernent aussi la répartition des points SACD servant au calcul des rémunérations. L’attribution de 15 points sur 100 à Olivier Szulzynger pour la coécriture de différentes arches narratives est considérée comme disproportionnée par des membres de l’équipe par rapport à leur volume de travail.
L’utilisation de programmes d’intelligence artificielle pour concevoir des séquences, retravaillées par la suite par le scénariste en chef, est également soulignée. La production a précisé à ce propos que l’usage de tels dispositifs n’a pas vocation à se substituer à la responsabilité et à la créativité des scénaristes.
Sollicité lors de l’investigation menée par Télérama, Olivier Szulzynger n’a pas souhaité formuler de déclaration. Pour sa part, la société Francetv Studio indique n’avoir enregistré aucun signalement officiel quant aux agissements incriminés, tout en reconnaissant la réception passée de messages d’auteurs exprimant leur déception à la suite de leur collaboration.
Source de l’article : www.public.fr.
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