Sonia Mabrouk au cœur des tensions avec les syndicats de BFMTV

Les sections syndicales SNJ et CGT de RMC BFM ont vivement mis en cause la journaliste Sonia Mabrouk ainsi que la direction de BFMTV, leur reprochant une exposition excessive des personnalités d’extrême droite et un manque de fermeté éditoriale lors des échanges à l’antenne.

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Sonia Mabrouk importe-t-elle la ligne CNews ? Les syndicats de BFMTV tirent la sonnette d’alarme
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Dans un communiqué commun rendu public un jeudi soir, les deux organisations dénoncent une attitude assimilée à un renoncement général face à la diffusion d’idées qu’elles jugent racistes et xénophobes. Les représentants du personnel ciblent directement la conduite des débats au sein de la tranche nouvellement confiée à l’animatrice.

Le document cite notamment l’entretien accordé le 7 septembre à la députée européenne Sarah Knafo, d’une durée de quarante-cinq minutes. Les syndicats fustigent l’absence de mise en perspective historique et de contradiction apportée aux propos opposant Français de souche et de branche, une formule qu’ils qualifient de raciste.

Une autre séquence impliquant Bruno Retailleau est également incriminée par les salariés. L’ancien ministre avait opéré un lien entre les parlementaires de La France insoumise et l’islamisme sans faire l’objet d’une réelle contestation sur le plateau de l’émission.

Des données chiffrées pour contester l’équilibre des débats

Pour étayer leur position, les organisations syndicales ont établi un relevé portant sur la période du 24 août au 8 septembre. Leurs calculs attribuent 25,5 % du temps d’antenne politique de la tranche de Sonia Mabrouk à l’extrême droite, contre 11,8 % pour le créneau d’Alain Marschall et Olivier Truchot, et 4,6 % pour celui d’Apolline de Malherbe.

Le SNJ et la CGT soulignent également l’absence d’un éditorialiste de gauche, pourtant prévu selon eux pour équilibrer la présence hebdomadaire de Robert Ménard.

Les représentants des salariés ont annoncé qu’ils continueraient de signaler ces manquements afin de défendre la rigueur journalistique et d’empêcher toute complaisance au nom du pluralisme.

Avant d’intégrer la grille de BFMTV, Sonia Mabrouk, diplômée de l’IHEC Carthage et de la Sorbonne passée par l’enseignement et Jeune Afrique, a officié sur Public Sénat à partir de 2008, sur Europe 1 dès 2013 et sur CNews à partir de 2017, tout en menant des activités d’auteure et de directrice de collection chez Fayard.

Source de l’article : www.public.fr.

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