Romy Schneider a refusé 80 millions pour tourner un quatrième film Sissi

Disparue en 1982 à l’âge de 43 ans après une naissance viennoise en 1938, Romy Schneider a marqué l’histoire du cinéma par sa volonté précoce de s’affranchir du rôle d’impératrice qui l’avait propulsée au rang de vedette internationale durant son adolescence.

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Romy Schneider : elle a refusé 80 millions pour un 4e Sissi
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La notoriété de la comédienne autrichienne explose en 1955 sous la direction du réalisateur Ernst Marischka. Âgée de dix-sept ans lors du premier tournage consacré à Élisabeth d’Autriche, elle participe à un phénomène cinématographique dont la rentabilité surpasse localement celle du classique américain Autant en emporte le vent.

L’engouement populaire se confirme rapidement avec la sortie de deux suites en 1956 et 1957. Les spectatrices de toute l’Europe s’approprient alors l’apparence vestimentaire et la coiffure volumineuse popularisées par l’actrice sur les écrans.

Cette ascension fulgurante s’accompagne toutefois d’une tutelle exercée par sa mère, Magda Schneider, elle-même ancienne interprète d’un rôle comparable un quart de siècle plus tôt, et par son beau-père. Ce dernier utilise notamment les rétributions financières de la jeune femme pour financer des investissements hôteliers.

Soumise à des cadences intenses et à des contraintes physiques pénibles, comme le port d’une lourde perruque provoquant des céphalées régulières, l’actrice manifeste une réticence grandissante envers une partition d’ingénue qu’elle finira par rejeter publiquement.

Le refus d’une suite lucrative et l’installation en France

L’année 1957 marque une scission définitive lorsque l’actrice décline une offre de 80 millions destinée au tournage d’un quatrième volet de la saga impériale. Elle prend également ses distances avec l’autorité maternelle, qui venait de lui interdire d’accepter un contrat proposé par Kirk Douglas lors du Festival de Cannes.

Désireuse de renouveler son registre dramatique, Romy Schneider s’installe sur le territoire français. Elle y fait la connaissance d’Alain Delon lors de la production de Christine et s’oriente vers des collaborations avec des metteurs en scène comme Andrzej Żuławski, Luchino Visconti et Claude Sautet.

Après une séparation sentimentale survenue en 1963 et une parenthèse américaine où la presse la surnomme « Miss Worry », sa carrière redémarre en 1968 grâce à Jacques Deray, qui la réunit avec Alain Delon dans le long-métrage La Piscine.

La décennie 1970 consolide son statut d’interprète dramatique majeure, notamment à travers un partenariat durable avec Claude Sautet inauguré en 1970 avec Les Choses de la vie, premier volet d’une série de cinq films communs.

Une relecture du mythe et la reconnaissance par les pairs

Romy Schneider accepte d’endosser à nouveau les traits de la souveraine autrichienne en 1973 dans Ludwig : Le Crépuscule des dieux de Luchino Visconti, optant cette fois pour une composition plus sombre et conforme à la vérité historique.

Son parcours est couronné par l’obtention de deux César de la meilleure actrice pour ses rôles dans L’important c’est d’aimer puis Une histoire simple, avant qu’un César d’honneur ne lui soit décerné à titre posthume en 2008 par l’Académie et remis par Alain Delon.

Source de l’article : www.public.fr.

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