Rachid Taha : qu’est-ce que la maladie d’Arnold-Chiari dont il était atteint
Diagnostiqué à la fin des années 1980 d’une pathologie neurologique rare nommée malformation d’Arnold-Chiari, le chanteur Rachid Taha a dissimulé son état de santé durant plus de trois décennies avant de le dévoiler publiquement peu avant sa disparition survenue en septembre 2018.

SOMMAIRE
L’anomalie congénitale a été identifiée en 1987, alors que l’artiste était âgé de 27 ans, après une diminution de la force motrice constatée au niveau de sa main droite. Cette affection affecte directement le cervelet ainsi que le système nerveux.
Afin d’atténuer la progression des troubles physiques, l’interprète de « Ya Rayah » et de « Rock el Casbah » a subi deux interventions chirurgicales successives, la première en 1989 et la seconde en 1999.
En dépit de ces opérations, les répercussions corporelles ont persisté, provoquant des pertes d’équilibre sur scène que le public a fréquemment assimilées à un état d’ébriété.
L’ancien membre de la formation Carte de séjour a finalement explicité ses symptômes dans les colonnes du quotidien algérien El Watan quelques mois avant sa mort, décrivant les dérèglements corporels et les vacillements qui entravaient sa mobilité.
Manifestations et facteurs associés à l’anomalie
Identifiée d’après les travaux de pathologistes allemand et autrichien au début du XXe siècle, la malformation d’Arnold-Chiari correspond à un glissement des amygdales cérébelleuses vers le foramen magnum, à la base du crâne.
Cette anomalie structurelle génère des céphalées, des vertiges, des fourmillements dans les mains, ainsi que des troubles intestinaux et de l’incontinence, visibles essentiellement au moyen d’examens d’imagerie par résonance magnétique.
L’artiste originaire de Saint-Denis-du-Sig attribuait l’origine de cette pathologie aux antécédents de consanguinité au sein de sa famille, précisant que ses grand-mères étaient sœurs et que son père avait épousé sa cousine.
Cette démarche tardive visait à formuler une mise en garde sanitaire contre les mariages consanguins tout en dissipant les malentendus entourant ses apparitions en concert.
Circonstances de la disparition et postérité
Rachid Taha est décédé dans son sommeil des suites d’une crise cardiaque, dans la nuit du 11 au 12 septembre 2018, à son domicile situé aux Lilas, en Seine-Saint-Denis.
Son producteur, Michel Levy, a témoigné de la grande réserve observée par le musicien, qui évitait d’aborder ouvertement la nature précise de sa dégradation physique avec son entourage professionnel.
Récompensé au cours de sa carrière par une Victoire de la musique d’honneur pour ses créations associant raï, rock et chaâbi, le chanteur a été inhumé à Sig, en Algérie.
Source de l’article : www.public.fr.
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