Quand la grand-mère de Catherine Ringer voulait être mangée à sa mort
La chanteuse Catherine Ringer, voix emblématique du duo musical Les Rita Mitsouko, est décédée à l’âge de 68 ans des suites d’un cancer foudroyant survenu ce mardi 15 septembre.

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Figure majeure de la scène musicale française, l’artiste s’était distinguée tant par ses succès populaires que par son tempérament direct lors de ses apparitions publiques. Son parcours avait notamment été jalonné par des séquences télévisées devenues célèbres, à l’image d’une vive passe d’armes avec Serge Gainsbourg ou de son attitude distante envers le président Emmanuel Macron.
L’annonce de sa disparition a suscité l’émotion dans le milieu artistique, notamment auprès du chanteur Marc Lavoine, qui avait partagé des collaborations musicales avec elle au cours des années 1980.
Cette disparition intervient alors que la maladie avait déjà frappé son entourage intime. Son partenaire de scène et époux avait lui-même succombé à un cancer dix-neuf ans avant elle.
Le couple laisse derrière lui trois enfants engagés dans des voies artistiques : la comédienne Ginger Romàn, la graphiste et chanteuse Simone Ringer, ainsi que le guitariste Raoul Chichin, qui accompagnait régulièrement sa mère lors de ses concerts.
Une anecdote télévisée devenue culte
Au-delà de sa carrière musicale, Catherine Ringer s’était illustrée par son sens de la dérision au cours d’entretiens médiatiques. En 1988, invitée par Thierry Ardisson dans l’émission « Lunettes Noires pour Nuits Blanches », la chanteuse avait été interrogée au sujet des volontés posthumes.
Sur le plateau, elle avait partagé les instructions singulières formulées par sa propre grand-mère avant sa mort. Cette dernière avait exprimé auprès de ses trois filles le refus d’être incinérée ou inhumée.
L’aïeule avait demandé à être consommée par ses enfants afin de symboliquement demeurer au sein du cercle familial. Cette requête n’avait toutefois pas pu être concrétisée.
La chanteuse avait expliqué avec ironie que le décès de son aïeule, provoqué par un cancer généralisé, avait définitivement empêché la mise en œuvre de cette volonté testamentaire.
Source de l’article : www.public.fr.
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