Le label Duchess, associé au succès radiophonique de Pierre Garnier, fait l’objet d’une série de témoignages concordants évoquant des dysfonctionnements internes et un management contesté, selon une enquête publiée par Street Press. D’anciens salariés, artistes et collaborateurs décrivent une ambiance de travail sous forte pression, des horaires étendus, des retards de paiement et des propos jugés inappropriés, tandis que la direction reconnaît des erreurs passées et affirme avoir amélioré ses pratiques.
Créée autour d’équipes resserrées et désormais mise en lumière grâce notamment à la diffusion renforcée de l’ex‑lauréat de la Star Academy 2024, la structure est présentée par ses détracteurs comme une maison qui aurait alterné succès public et tensions internes. Les témoignages collectés par Street Press proviennent d’une vingtaine de personnes ayant travaillé pour ou avec Duchess.
Plusieurs interlocuteurs rapportent des épisodes de management qualifiés de « humiliants » ou « déstabilisants », évoquant une hiérarchie imprévisible et des échanges professionnels perçus comme agressifs. Parmi les éléments cités figurent des messages jugés grossiers de la part du dirigeant et une crainte récurrente de provoquer sa colère, selon ces récits.
Récits de pression, conditions de travail et réponses de la direction
Les témoignages font état d’une organisation où les frontières entre vie privée et obligations professionnelles seraient floues : sollicitations tard le soir, indisponibilité d’horaires fixes et fatigue accumulée lors de retours de tournages sont évoquées. Un ancien salarié rapporte s’être endormi au volant à la suite de journées longues et répétées.
Des problèmes administratifs sont également mentionnés : plusieurs anciens collaborateurs disent avoir subi des retards de paiement, avec des salaires versés en plusieurs fois sur un même mois. Ils soulignent un « décalage » entre les conditions vécues par les équipes opérationnelles et le fonctionnement de la direction.
Parmi les échanges internes publiés par Street Press, certains propos attribués à la direction ont été qualifiés d’inappropriés. Ces messages sont cités par des sources comme exemples d’un climat de travail mêlant familiarité et remarques potentiellement déplacées.
Interrogé par Street Press, le fondateur et directeur de Duchess, Léo Chatelier, a répondu via son avocat en se disant surpris par « une sorte d’interrogatoire » et en contestant l’idée de dysfonctionnements systémiques au sein du label. Il reconnaît cependant avoir commis des erreurs de gestion au démarrage de l’aventure, évoquant une équipe initiale « comme une bande de potes, sans moyens, sans process » et admettant l’existence ponctuelle de blagues et propos de vestiaire.
Selon ses déclarations rapportées, le dirigeant met en avant la pression qu’il a subie pour faire émerger la structure et ses artistes, et précise qu’il a dû apprendre le management sur le tas. La direction aurait, toujours selon ces éléments communiqués à la presse, entrepris des adaptations depuis plusieurs années.
Contactée par nos soins pour obtenir sa version des faits et des précisions supplémentaires, la direction de Duchess n’avait pas donné suite au moment de la publication de cet article.