Olivier Delacroix, en pleine promotion de son ouvrage Le syndrome de l’imposteur (éd. Fayard), a qualifié la télévision de « machine à broyer » lors d’une interview accordée le 28 mars 2026 au média Cerfia, dénonçant un milieu marqué par la rivalité, l’hypocrisie et des ego surdimensionnés.
Le journaliste, qui multiplie les rendez‑vous médiatiques à l’occasion de la parution de son livre paru en janvier dernier, a détaillé son constat après plus de trois décennies passées sur le petit écran. Ses observations reposent sur sa carrière et des rencontres professionnelles, et il a choisi d’en parler publiquement à 61 ans afin de lever davantage de tabous sur les coulisses du monde audiovisuel.
Ancien collaborateur de l’émission Ciel mon mardi !, présentée par Christophe Dechavanne entre 1990 et 1992, Olivier Delacroix a insisté sur la permanence, selon lui, d’un comportement agressif et compétitif entre animateurs et animatrices, quitte à mettre à mal les formes de solidarité attendues dans un milieu professionnel.
Un milieu « extrêmement violent » et dominé par les egos, selon Delacroix
Interrogé sur l’image d’une télévision bienveillante et généreuse, il a répondu en des termes vifs, parlant d’une « machine à broyer » où l’on rencontre « des loups ». Le journaliste a affirmé que, derrière des apparences publiques souvent flatteuses, certains présentateurs acclamés peuvent se révéler très différents dans la vie privée.
Olivier Delacroix a ajouté que « toute personne qui évolue dans ce milieu sait que c’est un milieu extrêmement violent », insistant sur l’existence d’une hypocrisie palpable et d’un manque d’amitié entre pairs : « Les animateurs et les animatrices se détestent entre eux. Il y a très peu d’amitié entre eux, entre elles. » Ces propos visent le climat relationnel et la concurrence quotidienne au sein des équipes et des plateaux.
Il a également pointé l’esprit de rivalité, évoquant « des gens qui peuvent être jaloux d’autres alors qu’elles n’ont rien à leur envier ». Selon lui, l’arrivée de nouvelles personnalités — y compris par le biais des réseaux sociaux — accroît les tensions et amplifie les situations conflictuelles : « Il y a aujourd’hui l’arrivée de nouvelles têtes sur le PAF, via les réseaux sociaux aussi. Je ne vous dis pas ce que je peux entendre, remarquer… C’est un milieu où l’ego est surdimensionné. »
À plusieurs reprises dans l’entretien, il a exprimé son constat d’un petit écran où les ambitions individuelles et les affrontements personnels prennent le pas sur la bienveillance et la solidarité. Olivier Delacroix a conclu ses remarques en affirmant, sans nuance, que le « petit écran reste un territoire impitoyable ».