Noémie Lenoir revient sur ses addictions et les moments sombres de son parcours

La mannequin française Noémie Lenoir, qui célèbre son 47e anniversaire ce 19 septembre 2026, aborde publiquement son parcours marqué par la dépendance à l’alcool et des épisodes dépressifs sévères, survenus parallèlement à une carrière internationale entamée à la fin des années 1990.

CéLéBRITé
Noémie Lenoir : alcoolisme, tentative de suicide, violences… la face sombre de la beauté
KCS
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Découverte fortuitement à l’âge de 17 ans dans un bureau de poste de l’Essonne, elle a connu une ascension rapide dans l’univers de la mode. Recrutée successivement par les agences Ford et Elite, elle a prêté son image à des marques telles que Victoria’s Secret, Gucci et L’Oréal, tout en faisant la couverture de magazines renommés comme Vogue et Elle au cours des années 2000.

Cette notoriété contrastait avec une jeunesse difficile passée dans un grand ensemble de Gif-sur-Yvette, au sein d’un cadre familial marqué par l’alcoolisme de son père et la dépression de sa mère. Dès l’adolescence, elle a consommé du cannabis à 14 ans, avant de boire son premier verre d’alcool à 19 ans.

Cette habitude initialement festive s’est progressivement muée en dépendance solitaire. La consommation régulière de vin à son domicile lui servait alors d’échappatoire face à un profond sentiment d’irritation intérieure.

L’alerte médicale de 2010 et les erreurs de diagnostic

Le 9 mai 2010, l’ancienne égérie a été découverte inconsciente à La Celle-Saint-Cloud après avoir absorbé des médicaments associés à de l’alcool. Ayant elle-même prévenu les secours, elle a subi des manœuvres de réanimation en présence de sa mère.

À la suite de cette tentative de suicide, les praticiens lui ont attribué à tort un trouble bipolaire. Les prescriptions pharmacologiques massives qui ont suivi se sont révélées inadaptées et ont lourdement affecté son état général.

Auparavant, la venue au monde de son fils Keylan en 2005 avait marqué une période d’abstinence prolongée. Une épreuve affective l’avait toutefois replongée dans une dépression intense accompagnée d’une rechute, en dépit d’une activité professionnelle florissante.

Le processus de rétablissement s’est amorcé en 2012, à l’âge de 33 ans, sous l’impulsion d’un suivi psychologique centré sur la mobilisation de ses ressources personnelles.

Un discours axé sur la santé publique

Désormais sobre, Noémie Lenoir définit l’alcoolisme comme une affection médicale durable plutôt que comme un déshonneur ou un sujet d’orgueil, estimant que cette pathologie l’accompagnera toute sa vie.

Revenant sur l’antagonisme entre sa désignation passée comme l’une des plus belles femmes du monde et son mal-être intime, elle utilise son audience pour lever le secret entourant les addictions.

Élevant seule ses deux enfants, elle intervient notamment sur les réseaux sociaux pour inciter à une meilleure écoute des personnes concernées et faire reconnaître la dépendance comme un enjeu de santé publique prioritaire.

Source de l’article : www.public.fr.

À NE PAS MANQUER

Commentaires