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Nigeria : Henry Ikeji nie les accusations de fraude liées à un prince de Dubaï

Nigeria : Henry Ikeji nie les accusations de fraude liées à un prince de Dubaï

Ikeji

Henry Nzube Ikeji, homme d’affaires arrêté et détenu par la Economic and Financial Crimes Commission (EFCC), nie formellement les accusations selon lesquelles il se serait fait passer pour un prince de Dubaï afin d’escroquer une ressortissante roumaine de 2,5 millions de dollars, affirme son équipe dans un communiqué publié mardi. L’enquête du National Cybercrime Centre, datée d’il y a deux mois, avait pointé son nom et motivé son interpellation ; l’intéressé dit être victime d’une erreur d’identification et produit des documents pour le démontrer.

L’information initiale provient d’un rapport d’investigation du National Cybercrime Centre, qui a, selon les éléments rendus publics, relié M. Ikeji à une affaire d’usurpation d’identité visant un prétendu membre de la famille princière de Dubaï et ayant abouti à la perte de 2,5 millions de dollars pour la victime. Ce rapport a servi de base à l’intervention et à la détention opérées par la EFCC.

Dans un communiqué relayé par sa conseillère en communication, Karen James, l’homme d’affaires conteste ces allégations et affirme que l’arrestation découle d’une confusion d’identité. Le texte insiste sur le fait que le rapport d’enquête de la EFCC n’établit pas sa responsabilité dans le dossier dit du « Dubai Crown Prince Impersonation ».

Sommes retracées, justificatifs fournis et position de la défense

Selon le communiqué, la commission a effectivement retracé la somme de N155 186 500 (cent cinquante-cinq millions cent quatre-vingt-six mille cinq cents nairas) attribuée à M. Ikeji. L’homme d’affaires soutient que cette somme correspond à des produits légitimes de ses activités commerciales et non à des fonds issus d’une escroquerie liée à l’usurpation d’identité. Pour appuyer cette version, il a présenté une convention (Memorandum of Understanding, MoU) enregistrée auprès d’un notaire public au Nigeria.

Le communiqué mentionne que le MoU, enregistré auprès d’un Notary Public of Nigeria, a été produit afin de démontrer la légitimité des opérations commerciales invoquées par M. Ikeji. La défense met en avant cette pièce comme élément central de sa justification, en la présentant comme preuve de transactions contractuelles formalisées et conformes aux usages commerciaux.

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La conseillère de communication, Karen James, indique par ailleurs que les éléments internes figurant dans le dossier de la commission d’enquête ne corroborent pas l’hypothèse selon laquelle M. Ikeji serait l’auteur des faits d’usurpation d’identité reprochés. Elle cite des passages du rapport d’enquête de la EFCC pour soutenir la thèse d’une identification erronée.

Le communiqué reproduit une partie de la formulation adressée par l’équipe de M. Ikeji : « Le rapport d’enquête de la Economic and Financial Crimes Commission montre qu’il n’est pas l’auteur dans le scandale d’usurpation d’identité du prince de Dubaï. Parmi toutes les allégations le liant à cette affaire, seule la somme de N155,186,500 a été retracée à M. Henry Nzube Ikeji, laquelle, selon lui, est le produit de ses activités commerciales. Il a également fourni son accord (MoU) enregistré auprès d’un Notary Public of Nigeria pour démontrer le caractère légitime de ses opérations. »

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