Nagui en danger sur France Télévisions face à d’éventuels changements de grille
La direction de France Télévisions examinerait différentes options pour faire évoluer sa case de début de soirée, alors que le jeu animé par Nagui enregistre des reculs d’audience et fait l’objet de révélations sur ses méthodes de production et ses marges financières.

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Les difficultés s’accumulent pour le producteur et présentateur au sein du service public, d’après les éléments rapportés par le chroniqueur Gilles Verdez sur le plateau de l’émission TBT9, présentée par Cyril Hanouna. Cette situation intervient après l’ajournement du retour d’Intervilles à 2027 pour des motifs de budget, l’interruption temporaire des numéros inédits de Taratata et l’arrêt de sa collaboration de douze années avec France Inter dans La bande originale.
Les motifs d’inquiétude concernent notamment la perte de vitesse de N’oubliez pas les paroles sur France 2. Depuis le 27 août, le divertissement s’est incliné à onze reprises en treize diffusions face aux programmes concurrents de TF1 et de France 3, accusant un déficit de près de 500 000 téléspectateurs par rapport à la fiction quotidienne de la première chaîne.
Cette baisse de régime pénalise l’enchaînement avec le journal télévisé de 20 heures, qui débute avec un socle de téléspectateurs réduit. À titre d’exemple, l’édition de Gilles Bouleau sur TF1 rassemblait 4,5 millions de personnes le 7 septembre, contre 3,041 millions pour le journal présenté par Jean-Baptiste Marteau sur France 2.
Le climat entourant l’animateur est également alourdi par les suites de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public. L’animateur n’aurait pas transmis les données chiffrées demandées par les députés, malgré plusieurs relances officielles au cours des investigations.
Des pratiques de production et des options de remplacement à l’étude
Sur le plan contractuel et salarial, des informations issues de feuilles de paye et de service font état de cadences de quatorze à seize enregistrements quotidiens. Un membre de l’équipe technique aurait ainsi perçu une rémunération comprise entre 90 et 110 euros bruts pour l’ensemble d’une journée de tournage de quatorze émissions, une logique de prestation globale confirmée par Laurence Boccolini mais distinguée des revenus perçus par l’entité de production.
Le niveau de rentabilité de la société de Nagui crée également des remous dans le secteur audiovisuel. Alors que la moyenne du milieu avoisine 15 % et que les productions de talk-shows chez Mediawan comme C à vous affichent des marges quasi nulles selon L’Informé, les marges de N’oubliez pas les paroles, commercialisé entre 60 000 et 70 000 euros l’unité, sont évaluées entre 50 % et 60 %.
Face à ce constat, l’état-major du groupe public travaillerait sur trois pistes pour réorganiser sa tranche de 19 heures. Les hypothèses comportent le transfert de l’émission C’est dans l’air sur France 2, le maintien d’une formule de jeu sous la houlette de Cyril Féraud, ou encore le passage de Quelle époque avec Léa Salamé à un rythme quotidien.
Bien que critique envers l’animateur, Cyril Hanouna a estimé durant son émission que modifier l’incarnation de cette case horaire complexe constituerait une manœuvre particulièrement périlleuse pour la chaîne publique.
Source de l’article : www.public.fr.
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