Nagui a déposé en février une plainte contre X auprès du procureur de Paris, après des propos tenus à son encontre en décembre par le député et rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité du service public audiovisuel, Charles Alloncle. L’animateur de France 2 doit être entendu le 1er avril par cette même commission, où son statut d’animateur et de producteur sera examiné.
Les propos à l’origine de la procédure ont été formulés lors d’une émission digitale, Les Incorrectibles, en décembre dernier. Selon les éléments rendus publics, Charles Alloncle y aurait déclaré, au conditionnel, que Nagui serait « la personne sur les dix dernières années en France qui s’est le plus enrichie sur l’argent public ». Alloncle intervient en tant que rapporteur de la commission d’enquête parlementaire chargée d’évaluer la neutralité du service public audiovisuel.
Après ces déclarations, Nagui a répondu publiquement par un long message publié sur Instagram, dénonçant une mise en cause suivie d’une « pêche en pâture » et évoquant la possibilité d’une action judiciaire. Selon Le Nouvel Observateur, confirmées par Puremédias, l’animateur a concrétisé cette intention en déposant une plainte contre X en février auprès du procureur de Paris.
Des propos polémiques aux conséquences judiciaires
La plainte déposée vise des faits qualifiés de « cyberharcèlement » et cible, d’après la version fournie à la presse, l’ensemble des personnes ayant participé à ce que l’entourage de Nagui décrit comme une « campagne de haine ». Le texte de la plainte, tel que rapporté, mentionne des contenus prenant « la forme d’injures, de menaces ou d’incitations à porter atteinte à son intégrité physique et psychique ».
Parmi les éléments évoqués dans la plainte figurent des attaques à caractère raciste, ciblant les origines égyptiennes de l’animateur, selon les précisions communiquées au Nouvel Obs. La procédure a été engagée avant l’audition parlementaire prévue le 1er avril, date à laquelle Nagui devra répondre devant la commission des questions relatives à ses activités.
Lors de cette audition, la commission interrogera Nagui sur son double statut: animateur emblématique de France 2, notamment des émissions N’oubliez pas les paroles et Taratata, et producteur via sa société Air Productions, structure qui assure une part de son activité professionnelle avec des contrats liés au service public audiovisuel.
Outre Nagui, d’autres personnalités liées au paysage audiovisuel public sont attendues devant la commission. Les noms mentionnés publiquement comprennent David Pujadas, Michel Drucker et Patrick Sébastien. Ce dernier a déjà pris la parole sur le sujet dans l’émission Tout beau, tout neuf diffusée sur W9, selon les informations disponibles.