Mireille Darc : ce secret de famille qui a forgé le destin de l’actrice

Figure marquante du cinéma français des décennies 1960 et 1970, la comédienne et réalisatrice Mireille Darc a mené une carrière diversifiée sur les écrans et dans le documentaire, tout en ayant grandi sous le poids d’un lourd secret de filiation.

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Mireille Darc, "la bâtarde" devenue sex-symbol : le secret de famille qui a forgé la Grande Sauterelle
Prod DB © Gaumont / DR KCS
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L’actrice s’est éteinte le 28 août 2017 à l’âge de 79 ans à son domicile de Paris, affaiblie par des hémorragies cérébrales subies en 2016. Ses obsèques ont été célébrées en l’église Saint-Sulpice en présence de plus d’un millier de personnes, dont le comédien Alain Delon.

Née Mireille Aigroz le 15 mai 1938 à Toulon, elle a fait ses premiers pas artistiques au théâtre et à la télévision avant de s’orienter vers le grand écran. Son parcours cinématographique a été particulièrement marqué par sa collaboration étroite avec le réalisateur Georges Lautner, sous la direction duquel elle a joué dans une dizaine de films.

Surnommée « la Grande Sauterelle » par le dialoguiste Michel Audiard en raison de sa silhouette élancée, elle s’est illustrée en 1972 dans la comédie Le Grand Blond avec une chaussure noire, avant d’aborder un registre dramatique en 1974 dans le thriller Les Seins de glace.

Au-delà de son activité d’actrice et de sa vie commune de quinze années avec Alain Delon entre 1968 et 1983, Mireille Darc s’est consacrée à la réalisation. De 1992 à 2015, elle a conçu plusieurs documentaires sociétaux diffusés par France Télévisions, abordant les problématiques de la précarité, du handicap et de la maladie.

Une jeunesse marquée par un secret familial

Loin des plateaux de tournage, Mireille Darc a vécu une enfance difficile dans un environnement familial où elle a appris très tôt que Marcel Aigroz, l’homme qui l’élevait, n’était pas son père biologique. Ce dernier lui attribuait régulièrement le qualificatif de « bâtarde » au sein du domicile.

Durant cette période, alors qu’elle était âgée de six ou sept ans, l’enfant a été confrontée à un événement violent lorsque Marcel Aigroz a simulé une pendaison devant elle.

Ce passé a été exposé publiquement par l’actrice en 2008 dans un livre autobiographique intitulé Mon père. Elle y détaillait les démarches entreprises, avec le concours d’une médium, pour tenter d’éclaircir ses origines.

Les éléments qu’elle a rassemblés désignaient son père biologique sous le prénom d’Edmond, un marin mort en Indochine pendant la Seconde Guerre mondiale, une information qui n’a toutefois pas fait l’objet d’une confirmation officielle.

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