Michel Blanc : une joyeuse colocation avec Gérard Jugnot en Belgique
16 avril 2026 : Michel Blanc aurait eu 74 ans. Disparu le 3 octobre 2024 à la suite d’un choc anaphylactique dans un centre médical parisien, suivi de plusieurs arrêts cardiaques, l’acteur laisse une filmographie et des personnages qui ont marqué le public, de Les Bronzés à Monsieur Hire.
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La nouvelle de sa mort en octobre 2024 avait suscité une vague d’hommages parmi ses pairs. Gérard Jugnot, ami de longue date, avait exprimé sa douleur en des termes crus et émus : « Putain, Michel… Qu’est‑ce que tu nous as fait… ». La troupe du Splendid — dont faisaient déjà partie Josiane Balasko, Christian Clavier et Thierry Lhermitte — avait évoqué une « douleur immense », saluant l’humain et la sensibilité qui caractérisaient l’acteur.
Parmi les souvenirs évoqués par ses proches et ses camarades, une anecdote de jeunesse revient souvent : une colocation improbable à Bruxelles, partagée avec Gérard Jugnot au début de leur carrière, au‑dessus d’un café‑théâtre où ils jouaient chaque soir.
Bruxelles, théâtre d’une colocation pas comme les autres
Au début de leur parcours, Michel Blanc et Gérard Jugnot ont vécu des conditions de tournées modestes. Logés au‑dessus du lieu de représentation, ils affrontaient des nuits perturbées par l’animation du bar, transformé en boîte de nuit après minuit. Cette promiscuité et ces contraintes matérielles ont alimenté autant la fatigue que la créativité du duo.
Les récits de l’époque parlent de veillées ponctuées de fous rires et de répétitions, où la débrouille et l’entraide étaient la règle. Michel Blanc évoquait lui‑même cette première tournée belge comme « mémorable », soulignant l’écart entre l’effervescence de la scène et le manque de confort pour se reposer. Gérard Jugnot, dans ses souvenirs, évoque la jeunesse du groupe et la complicité née de ces moments partagés.
Cette période a contribué à forger les bases de la troupe du Splendid et à cimenter les amitiés professionnelles qui allaient accompagner leurs carrières au cinéma et au théâtre. Les anecdotes de colocation en Belgique sont régulièrement citées comme l’un des épisodes fondateurs de cette génération d’acteurs.
Plus tard, installé dans le quartier du Marais à Paris, Michel Blanc menait une vie plus discrète. Jean‑Paul Rouve le décrivait comme très exigeant, presque obsessionnel à propos des travaux dans son appartement, au point que certains plaisantaient sur ses aptitudes d’architecte amateur. Habitué des restaurants du quartier, il appréciait les rituels calmes et les moments solitaires qui contrastaient avec ses personnages exubérants à l’écran.
Sur le plan artistique, Michel Blanc faisait preuve d’une discipline constante. Il disait trouver les meilleures conditions d’écriture dans les déplacements : « J’écris bien dans les avions et dans les aéroports », confiait‑il, témoignant d’une méthode de travail organisée qui l’a accompagné tout au long de sa carrière.
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